Xiaomi, l’Apple chinois vise l’international

Parmi les marques chinoises, une a réussi à s’illustrer en s’inspirant fortement d’Apple : Xiaomi. Je vous ai déjà parlé de cette marque et je suivrai probablement son évolution, car il me semble évident que lorsque celle-ci entrera sur les marchés internationaux, elle va faire beaucoup de bruit.

À l’origine, Xiaomi s’est donné le défi de fabriquer des produits de la qualité de ceux d’Apple, ou en tout cas, assez proche, mais vendu à prix coûtant. L’OS de la marque tournant sur Android, Miui est probablement un des meilleurs que l’on puisse trouver sur smartphone. On ressent bien une expertise graphique et technologique qui n’a rien à envier à Samsung, HTC ou même Apple. D’ailleurs, le design de iOS7 ressemble beaucoup à celui de Miui et les iPhone 5c, aux smartphones de la marque, si bien que l’on pourrait dire qu’au niveau design, Xiaomi a un train d’avance sur Apple.

Après l’énorme succès du Miui-2s, Xiaomi a lancé le Red Rice, un Smartphone de moyenne gamme accessible à tous. Écran 4,7 pouces en résolution de 720p, processeur quadcore cadencé à 1,5ghz, 1Go de Ram, APN 8 megapixels pour moins de 100€ et très prochainement, une version compatible avec notre réseau 3G local. Franchement, on rêve de trouver ce genre de produit, ici.

Le Red Rice de Xiaomi

Mais Xiaomi ne s’arrête pas au smartphone, il va présenter également, le 5 septembre, une box/console qui me semble fort prometteuse ainsi qu’une tablette 7 pouces vendue environ 125 euros.

Valorisé à 10 milliards de dollars, le chinois peut se vanter d’avoir développé un modèle économique vraiment efficace en se basant sur son App Store. En effet, le Xiaomi Store, c’est 17 millions d’internautes et 1 milliard de téléchargements.

Afin de préparer son entrée à l’international, la société a recruté Hugo Barra, le vice-président au développement des produits de Google. Le nouveau vice-président de Xiaomi International a annoncé des chiffres assez impressionnants : ainsi, au premier semestre 2013, Xiaomi a affiché un chiffre d’affaires de plus de 1.5 milliard d’euros et la société ne cesse de progresser.

Si le fabricant a réussi à bien positionner son store en Chine, là où plus 200 boutiques d’apps en ligne existent actuellement, il sera probablement plus compliquer de rattraper le Play Store de Google sur les marchés internationaux, mais pas impossible pour autant, car pour un smartphone sous Miui, l’os de Xiaomi, la boutique de Google est incomplète. Elle ne propose pas de thèmes, par exemple.

Si Xiaomi réussi sa lancée internationale, en tirant les prix vers le bas, il pourrait forcer Samsung et consorts à s’aligner sur son modèle économique et on pourrait voir naître un nouveau marché du smartphone s’appuyant fortement sur les stores, un peu comme les imprimantes aujourd’hui qui sont vendues à bas prix pour vous imposer l’achat de cartouches d’encre coûteuses, les smartphones pourraient vous imposer leur boutique Android.

Reste un défi important à réaliser pour le Chinois : gagner la confiance. Les Américains et Européens auront du mal à avoir confiance en un fabricant chinois, sachant que pour profiter de toutes les fonctions (achat de thèmes, backup en cloud,…) Il faut forcément fournir des données sensibles à la société. L’autre est probablement la mauvaise réputation des produits chinois. L’Europe à une image faussée des produits chinois, retenant la mauvaise qualité des produits cheaps fabriqués en Chine, pourtant, toutes les grandes marques, ou presque, s’appuient sur les usines chinoises, aujourd’hui.

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Rédigé par
Chris Lefevre
Publié le
3 septembre 2013

18:27

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