Il était déjà plutôt compliqué d’arriver à gérer ses profils professionnels, privés, publics, car entre les LinkedIn et Viadeo qui n’ont d’intérêt que pour les DRH et les chercheurs d’emploi (et encore, il faut me prouver l’efficacité), les tumblogs à la mode en 2008, les Myspace, Facebook, Twitter, FriendFeed, Plaxo sans compter les réseaux sociaux intégrés à d’autres outils tels que Netvibes, on ne peut que difficilement choisir ses réseaux d’influence.
Et maintenant, le petit nouveau, Google Buzz, qui se situant entre Twitter et Facebook séduit déjà pas mal d’internautes.
Il est tôt pour se prononcer, mais personnellement et malgré les nombreuses plaintes qui sont déposées à son égard, je pense que Google est sur la bonne voie.
Un de plus, donc, et pourtant pas grand-chose de neuf, en réalité : Google buzz, à l’heure actuelle ressemble en peu à un Jaiku, ou encore un Pownce mais en version moche (j’aimais bien le design de Pownce).
Avouons que tous les sites sociaux du moment se ressemblent beaucoup et Google ne vise pas une nouvelle cible mais essaye plutôt de détourner les utilisateurs de Twitter ( plus que Facebook en fait, avec le partage d’information et la création de buzz) en proposant tout ce qu’il manque peut être à celui-ci :  La liaison avec une adresse e-mail, les messages longs, la possibilité de partager des articles entiers, les commentaires (souvent nombreux sur les buzz) et un système de suivi des buzz inspiré de facebook.
Il lui a également ajouté la fusion avec ses propres outils existants tels que Gmail, Google Reader et Gtalk et on se doute, par exemple, que buzz aura également sa place sur iGoogle et Google analytics (pour le suivi en temps réel de ses campagne de buzz), Okut, Google group, Google document… et pourquoi pas directement sur les pages de recherches Google ?
Oui, ce n’est pas pour rien que je crois en Google Buzz, il s’agit du réseau social qui va permettre de relier les réseaux de tous les services de Google.
On ne peut pas vraiment juger Buzz pour le moment, c’est bien trop tôt, mais c’est clair, il risque de devenir indispensable pour les professionnels du web, et qui sait, vu le nombre de personne qui ont déjà une boite Gmail, il pourrait percer, là ou Twitter est resté coincé mais il pourrait également disparaitre suite aux mécontentements de nombreux membres de Gmail qui découvrent maintenant que leur identité n’est plus protégée sur la toile.
Nous voilà donc avec un troisième réseau social indispensable pour la veille et la propagation de son contenu. Beaucoup de bruit en perspective, car généralement, nous y retrouveront les mêmes têtes que sur Twitter ou encore Facebook.  Il y a évidement de grandes chances pour que vous retrouviez également les mêmes infos sur ces 3 sites.
C’est ce que l’on a connu avec Pownce et Jaiku en réalité, des sites qui ne faisaient que générer du bruit en plus de Twitter. Et le bruit, c’est gênant.
Devons nous vraiment choisir ?
En attendant, que les sites sociaux s’organisent entre eux, soit en se rachetant les uns les autres, soit en utilisant un protocole de communication commun, les internautes 2.0 et les entreprises utilisent de plus en plus Twitter comme point de départ pour communiquer sur un maximum de réseaux sociaux.
En effet, ceux-ci supportent de plus en plus l’intégration de votre flux Twitter pour mettre à jour votre statut mais s’il est facile de rattacher vos profils entre eux, l’utilisation d’une source unique peut casser la communication.
Ainsi, sur Facebook et Buzz, il est très courant que vos contactes répondent à votre statut. Le fait de communiquer que dans un seul sens pourrait être mal pris et vous fera perdre à coup sûr certaines de vos précieuses relations. Si vous êtes une marque, vous pouvez vous le permettre mais en tant qu’utilisateur, c’est plus complexe.
C’est pour cette raison que Twitter est si puissant. Pas pour son nombre d’utilisateurs mais par son pouvoir de prendre le pas sur les autres réseaux.
Le seul réseau qui continue à bien se développer malgré le succès de Twitter, c’est évidement Facebook. A lui seul, c’est un véritable écosystème qui n’a pas besoin de Twitter pour attirer du monde. Rattacher son compte Twitter à Facebook est d’ailleurs franchement déconseillé.
Vie réel, vie privée, vie publique, vie professionnelle.
Sur Facebook, il existe déjà une différence entre le profil privé, et le profil publique appelé pour l’occasion « page ». Tout ce qui est lié à notre activité professionnelle devrait se retrouver dans notre « page ». Ce n’est malheureusement jamais le cas car Facebook a fait les choses à moitié sur ce coup, il est beaucoup plus facile de partager un lien, un article à la volée sur son profil que sur sa page.
En réalité, le simple principe de gérer un profil privé et une page publique sur un même site est déjà compliqué.
D’ailleurs, si Facebook est le plus complet et le leader des réseaux sociaux, il ne pourra pas tous les remplacer : les musiciens auront toujours une meilleure place sur Myspace, les journalistes sur Twitter ou les entrepreneurs sur LinkedIn.
Il serait donc utile de mettre en place un protocole de communication entre les différents réseaux sociaux comme c’est le cas avec l’e-mail. Que ChrisLefevre@twitter.com puisse communiquer avec John.doo@facebook.com, ainsi, un musicien pourrait se limiter à Myspace sans pour autant devoir se passer de ses amis présents sur Facebook.
Bien sûr, on y est encore loin, alors pour l’instant nous devons créer des règles entres nous pour éviter des débordements, de déranger nos contacts ou de casser notre cyber identité pour quelques clics en plus :  Ne pas accepter de profils inconnus dans nos réseaux privés ou ne pas rattacher notre Twitter sur tous nos profils même si ça peut sembler bon pour le trafic de notre site.
L’utilisation que l’on fait aujourd’hui des réseaux pourra peut être nous causer du tord dans 2 à 5 ans, on ne sait jamais comment le web va évoluer mais surtout, gardez le contrôle sur votre vie privée et votre e-réputation car, qui sait, votre profil Google ou Facebook sera peut être votre carte d’identité de demain.
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Analyse très pertinente Christophe ! En effet, il est devenu difficile de savoir quoi publier et sur quelle plate-forme. Je réserve personnellement Twitter à tout ce qui touche à l’actu web ou à mon blog, tandis que Facebook me sert à communiquer avec mes proches et Buzz me sert de point d’attache à la blogosphère high-tech.
Toutefois, Twitter déborde un peu dans la mesure où mes tweets sont republiés automatiquement sur Facebook et sur Buzz. Mais il n’y a pas vraiment de stratégie derrière tout ça. Ca s’est fait au fil de l’eau et je crois que c’est encore la meilleure façon de faire… De toute façon, comme tu dis, on ne sait pas encore lequel des 3 réseaux sociaux survivra ou si les 3 trouveront un protocole commun.
Sinon, je tiens à préciser que l’emploi que j’occupe actuellement, je le dois à mon profil LinkedIn… pour te prouver son efficacité ;)
@christophe, je suis également du même avis. Je ne savais plus ou donner de la tête entre ces réseaux sociaux notamment (Twitter, Viadeo, Facebook, GBuzz, etc …)
@soso, me concernant, j’utilise twitter en mode public, facebook en mode privée, et GBuzz également en mode public puisque il relaye mes tweets et flux RSS.
Je te l’accorde, je me pose toujours la question ou est le point de départ de l’info pour quelle puisse être relayé correctement :)
« un protocole de communication entre les différents réseaux sociaux comme c’est le cas avec l’e-mail. » -> OpenID (pour des sessions d’identification uniques entre plusieurs services web) rame depuis des années… Qu’espérer pour le reste!
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