C’est clairement la mode de dire que « le Web2.0 est fini » mais il faut parfois regarder derrière soi avant d’avancer. Peut on vraiment nié cette magnifique évolution que fut le Web 2.0 ?
Ouriel a récemment publié un article ou il écrivait clairement que « Le Web2.0 est une expression a mettre au placard »
Malgré tout mon respect pour Ouriel, je ne peux pas laisser dire ça et je vais m’en expliquer.
Tout d’abord, contrairement à la plupart développeurs web, j’ai appris le PHP en même temps qu’Ajax, ce qui explique le fait que je mette en avant le fait que je suis un développeur web 2.0 et non web.
Avant de faire des applications web, je développais par plaisir des petites applications et des jeux. Je ne me suis intéressé au web que lorsque qu’il a commencé a ressembler à ce que je connaissais déjà .
Je ne peux pas imaginer une application sans développer son interaction avec l’utilisateur.
C’est une des raisons qui fait que je me sens fortement lié au web 2.0 au niveau professionnel.
Pourtant, je ne peux pas non plus tout accepter. Le web 2.0 est essentiellement utilisé comme outil de marketing et les startup jouent trop souvent avec cette expression pour vendre l’invendable. C’est mode, c’est « IN » .
Mais derrière tout ça il y a des raisons importantes de garder l’expression Web 2.0 :
Web 2.0 entre dans les moeurs. Sans être précis, les gens, les entreprises savent que le web 2.0 est quelque chose qui peut apporter beaucoup à leur entreprise. Bien plus qu’une page statique de présentation sur internet.
Je regrette pourtant que des agences font croire à ces mêmes entreprises que leur fournir un CMS de blog équipé d’espace commentaire, de Widgets et d’une Google map est un produit Web 2.0.
Le web a absorbé de nombreux éléments qui sont apparus avec le Web 2.0 . Les fluxRSS, les commentaires, le voting, les widgets et du coup , on pourrait tout appeler web 2.0 et ne plus différencier un site centralisé sur l’utilisateur d’un site centralisé sur le contenu. En réajustant l’expression Web 2.0 on peut définir simplement la nuance.
Sans cette expression, vous risquez de devoir explique à vos collègues ce qu’est un RIA, RDA, Un réseau Social, un Aggrégateur, un Social Bookmark, un Miniblogging, un Digg-Like … Or ce sont tous des applications web construitent autours de l’utilisateur, c’est bien ça le web 2.0.
Contrairement à Ouriel qui dit : « Et Facebook n’est pas plus “Web2.0″ que le New York Times ou CNN qui depuis longtemps ont intégré les pratiques du nouveau web. » , je pense que la différence est énorme !
Facebook part du principe que l’utilisateur est au centre et dois pouvoir interagir avec un maximum d’outil pour atteindre un objectif précis : » dialoguer » . Par compte , Le NewYorkTimes est un contenu déposé sur le web accompagné d’outil pour permettre à l’utilisateur de le manipuler de différentes façons. Mais si Le NewYorkTimes ne poste plus de contenu, l’utilisateur ne pourra plus interagir avec quoi que ce soit !
Je pense que c’est une énorme faute d’appréhension. Par compte un Digg-like qui présente aussi de l’information va vivre de vos propres contenu.
Le Web 1.0 ne peux pas vivre sans contenu et le Web 2.0 ne peut pas vivre sans utilisateur. C’est pas plus compliqué, en fait.
Au final, une solution Web 2.0 pourrait être un simple forum modernisé mais pas un blog.
Si on arrive a bien différencier les produits web 2.0 du reste, on a pas besoin de le « mettre au placard » . La seule chose à éviter est de parler abusivement du web2.0 et d’après Web 2.0 . Moi, je l’avoue, je parle parfois de Web 2.1 pour décrire l’évolution vers des applications complètement axées utilisateurs et totalement détachables de leur site d’origine comme Twitter.
Le seul repproche que je ferai au terme « Web 2.0″ c’est son nom proprement dit qui insinue qu’il s’agit d’une version du web alors qu’en fait, c’est juste une approche.
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Rédigé par Christophe Lefevre