Quand la presse remplace ses journalistes par des robots!

Depuis les années 80, on craint que des machines remplacent les humains dans de nombreux métiers manuels, mais qui aurait pensé que le robot pouvait aussi faire un métier intellectuel comme celui de journaliste?

Et pourtant, le magazine américain économique Forbes a publié un article qui propose des prévisions de résultats de plusieurs sociétés. Ce qui est original, c’est que celui-ci a été écrit par un «bot», un logiciel qui génère un texte cohérent à partir de données statistiques.

Selon le New York Times, ce ne serait pas le premier article du genre. Ainsi, Narrative Sciences, la société qui a conçu l’algorithme aurait déjà une 20aine de clients qui feraient appel à ses services. Les articles de 500 mots sont vendus 10$ et sont rédigés en moins de 2 minutes. Évidemment, pas un seul journaliste ne tient la comparaison et en ce qui concerne la qualité éditoriale, Larry Barnbaum et Kris Hammond, les concepteurs du système sont également enseignants en journalisme, et ils ambitionnent carrément le prix Pullitzer, rien que ça!

En effet, ils ont construit eux-mêmes une base de données d’expressions et de mots clés qui vont nourrir leur robot capable de rédiger les articles sur le sport, la finance et à l’immobilier en s’inspirant de leur propre style.

Les robots peuvent sauver une «certaine» presse.

Je ne dirai jamais que des robots pourraient remplacer les journalistes, mais ne soyons pas mesquins, aujourd’hui, une grande partie du contenu remplissant nos journaux proviennent d’une même source, tel que l’AFP et souvent, ces communiqués sont à peine remodelés.

Ce travail de remaniement de contenu ne devrait franchement pas être difficile à remplacer par un logiciel et ce serait peut-être une bonne chose, car les journalistes pourraient faire un travail plus intéressant, mais ici, on a atteint le niveau supérieur, car le robot se passe totalement du journaliste et se base uniquement sur des données numériques pour rédiger le contenu.

Imaginez que les journalistes n’aient plus à écrire, qu’ils doivent simplement trouver les données et remplir des cases.

Ne rigolez pas, le métier de journaliste est en péril, car la presse est sur le déclin, ces robots sont peut-être une aubaine pour ce secteur.

Un journalisme à 2 niveaux.

Ok, des robots peuvent remplacer l’homme pour rédiger des articles, faire des prévisions, remodeler le contenu, mais un journaliste, ce n’est pas que ça et la plume, la vraie, ne se remplace pas. Le journalisme sera peut-être un métier anobli, mais ce sera également un métier rare. Seules les plus grandes presses s’offriront encore de vrais rédacteurs, les autres rempliront leurs journaux de contenu généré, remodelé, agrégé par des robots.

Voyons le coté positif, le jour où la langue de Molière pourra être manipulée par un robot n’est pas encore arrivée et si faire appelle à ces méthodes permet à la presse de survivre, et bien, ce n’est pas forcément une mauvaise chose.

(cet article est rédigé par un humain)

Vous désirez réagir à cet article? Retrouvez-le sur la page Facebook de Techtrends

la diffusion d’annonces sur ce site relève de ma responsabilité et ne représente pas les positions d'une entreprise pour laquelle je travaille

Rédigé par
Chris Lefevre
Publié le
15 mai 2012

21:42

Topics
Partagé sur
Partager+Twitter
Partager+Facebook
Partager+LinkedIn
Partager+Google+
Partager+Scoop-it!