Je réagis à cet excellent article sur les limites du personal banding. Le problème soulevé est celui que vit aujourd’hui Apple avec le départ d’un CEO qui avait le statut de véritable star et sur lequel l’image d’Apple reposait en grande partie. Comprenez que la marque Steve Jobs était aussi importante que la marque Apple.
Pour les actionnaires, c’est évidemment une très mauvaise chose. Personnellement, je pense que le premier problème vient du fait que l’entreprise a excessivement joué sur l’image de Steve Jobs et pas assez sur le reste des collaborateurs. Or, je ne peux imaginer que celui-ci puisse à lui seul expliquer toutes les avancées de la société, en terme de design, de concept, … de révolutions… mais il est clair que cette société ne fonctionne pas comme les autres.
Dans la même logique, certaines startups se sont construites uniquement sur la réputation de leur CEO, je pense à Seesmic ou Pownce (qui n’a pas fait long feu), par exemple, ce qui ressemble à un excès dans l’exploitation du Personal Branding. Notez l’expression : «Star» t «Up» !
Derrière une entreprise, il y a souvent des milliers de collaborateurs qui apportent plus ou moins une pierre importante à l’édifice. Il n’est pas rare qu’une grande partie d’entre eux soient très intéressants. Pour moi le personnal branding est un bon concept à partir du moment ou il fait appel à l’individu pour humaniser une marque et non à une personnalité pour impressionner des actionnaires et lever des fonds.

Prochainement, ce sera Lady Gaga qui sera à la tête d’un réseau social appelé BackPlane. Peut-on encore parler de Personal Branding ou de «Techno-Star System» ?
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Rédigé par Christophe Lefevre