Les jeux vidéo, c’est certainement l’un des marchés qui bouge le plus.
Une société peut faire faillite très rapidement étant donné les coûts actuels de développement d’un jeu pour console de salon.
Lors de l’arrivée des nouvelles consoles Next-Gen telles que la PS3 et la XBOX360, quelques éditeurs se sont dit « chouette on va faire des jeux encore plus réalistes » mais beaucoup se sont dit « On va être obligé de faire des jeux encore plus réalistes » , la nuance est énorme.
En effet, le prix d’un jeu est relativement élevé et du coup, le joueur ne peut pas acheter tous les jeux qui lui plaisent. Il se limitera certainement à 1 jeu de foot, 1 jeu de course, 1 jeu de stratégie, … et finalement, c’est souvent celui qui exploite le plus la machine et offre le jeu le plus impressionnant qui vendra le plus de jeux.
A l’heure du photo-réalisme, il est plus que nécessaire d’injecter des sommes élevées dans la conception et la promotion d’un jeu.
Des suites et des re-suites
Étant donné le coup de productions élevés des jeux, la création de série est devenue un mal nécessaire.
En effet, souvent la réputation du jeu est déjà toute faite et le moteur, les sons, les graphismes, le gameplay du jeu peuvent être repris à 80% pour une suite, une sacré économie. C’est ce qui explique que la plupart des jeux vidéos ont un chiffre en fin de titre.
En fait, ça devient presqu’impossible de faire du neuf, de l’original à petit budget sur une console telles que la PS3. La Wii et la NDS ont sauvé temporairement les plus petits studios car la concurrence ne se jouait pas sur le coût de fabrication mais sur l’orinalité et le gameplay.
Seulement, voilà, les console PS3 et XBOX reprennent le flambeau, d’une part parce que les commandes de la Wii commence à lasser, d’autres part parce que les réels gamers doivent se sentir frustrés de jouer à la Wii après avoir gouté à la PS3. On n’est pas du tout dans la même génération de jeux vidéo.
Et puis, la Wii n’a toujours pas baissé de prix contrairement à ses concurrents.
Le marché alternatif
Dans ma jeunesse, acheter les jeux à 80 euros, ça semblait tout à fait normal. D’ailleurs, la Neo-Geo pouvait vendre ses jeux à plus de 300 euros la pièce, mais la génération internet, habituée au gratuit et au piratage a beaucoup plus de mal à payer ce prix pour un seul jeu.
Associé à la crise et coût de production élevés des jeux vidéos, on imagine aisément les difficultés qu’ont les sociétés éditrices. On sait maintenant que Duke Nukem Forever ne naitra jamais, mais on ne se demande même plus pourquoi.
Les coûts et les temps de développements d’un jeu étant ce qu’ils sont devenus, les sociétés doivent trouver un moyen de gagner de l’agent autrement, des sommes plus petites mais plus régulières pour des développements moins coûteux. Ainsi, jusqu’il y a peu, rares étaient les grandes marques telles qu’Ubisoft qui ont montré une présence réel sur le marché du jeu vidéo pour téléphone mobile, même en sous traitant mais ça change, grâce a l’arrivée des boutiques de mini-jeux à télécharger sur X-Box, Wii, iPhone ou Android. Que ce soit Capcom, Sega, Ubisoft, Electronic Arts, Eidos ou Namco, ces grands noms du jeu vidéo se sont mis à produire des jeux à petits budget.
Entre les jeux vendus à 10 euros sur l’Appstore ou sur une chaine Wii, les jeux à petits budgets sont de réelles alternatives au marché du jeu vidéo classique.
L’adaptation d’anciens titres ou la création de mini-jeux originaux ont le vent en poupe et peuvent aider l’industrie du jeu vidéo à surmonter la crise.
Malheureusement ces entreprises n’hésitent plus à exploiter leur grands noms en fournissant des vieux jeux tel quel sans prendre la peine de moderniser tout ça.
Si seulement on arrêtait de nous sortir bêtement une énième adaptation de la version NES de Megaman ou de Pacman sur iPhone.
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Rédigé par Christophe Lefevre