Le web change. Il se professionnalise de plus en plus. Maintenant, on sait que le web n’est pas le « bon plan du futur » pour les entreprises, qu’adapter son activité sur internet est souvent nécessaire mais pas forcément rentable.
Internet a bousculé nos habitudes de consommateur et de la même façon, les institutions qui régnaient depuis tellement d’années sur l’information et le divertissement.
Peut-on encore imaginer un média sans déclinaison web ? Que ce soit un journal papier, un produit TV, une émission radio, le web joue un rôle important. Pas financier, ola, surtout pas, mais en terme de retour du consommateur, car avec internet, les consommateurs viennent directement à vous.
Chaque citoyen est un média potentiel, ça fait beaucoup de médias
Étant donné que tout un chacun peut rédiger du contenu sur le net, nous avons tous le pouvoir (plus ou moins développé) d’un média. Vous pourriez très bien interviewer votre voisin qui vient de gagner un concours local.
A l’heure actuelle, tout le monde peut facilement disposer d’un site de qualité professionnelle sans pour autant est un pro de l’informatique.

Les hébergeurs proposent de plus en plus des packs complets (nom de domaine – hébergement – installation de CMS) prêt à l’emploi. Il ne vous reste plus qu’à choisir quelques plugin et template et vous être lancé sur le web.
Une régie publicitaire ? Google Adsense s’occupe de tout !
Ce genre de pack vous coutera moins de 5euros par mois.
Pas de réels enjeux financiers
Il est important de comprendre que le web n’est pas une vache à fric, loin de là , la publicité qui fait vivre les médias traditionnels ne parvient pas à rémunérer correctement les sites internet qui sont beaucoup trop nombreux.
C’est normal, si il existait 80 millions de chaines de TV disponibles sur votre téléviseur, pensez vous que les spots se vendraient aussi cher ?
Internet tue petit à petit la presse papier et prend des parts sur les autres médias que sont la TV et la radio, mais adapter la presse, la radio et la TV au web, ce n’est pas si rentable que ça et ça ne va pas s’améliorer avec le temps.
Et pourtant Google gagne des milliards ?
Mais Google ne propose pas de contenu sur le web, il offre des services aux particuliers et aux entreprises.
Il existe de nombreuses de façons de gagner de l’argent sur le web, mais les plus efficaces restent finalement souvent les mêmes : mettre en relation 2 personnes et prendre sa part sur la transaction financière, si ce sont des entreprises, c’est évidemment mieux, mais il ne faut jamais oublier les simples citoyens, c’est une règle d’or sur le net.

Ainsi, la mise en relation entre annonceur et éditeur (Google adsense), entre vendeur et acheteur (EBay) ou encore entre 2 célibataires (Meetic) sont des services rentables mais évidement, il est très préférable d’arriver à devenir leader sur l’international car en réalité, la force d’internet ne se trouve pas du tout sur le local, contrairement aux autre médias.
Et les nouveaux services, le web 2.0, c’est rentable ?
On a tous en tête quelques chiffres effrayants de valorisation de sites tels que Facebook. Il faut bien comprendre que ces sites considérés comme des réussites sur le net, dù à leur énorme trafic et leur valorisation ne sont finalement très rare et vivent généralement sur des investissements.
Le nombre de sites web qui sont tombés ces derniers temps est aussi impressionnant. J’en trouvais quelques uns plutôt sympas comme Powce, mais leurs auteurs ont pris la bonne décision.
Les internautes ne sont pas fidèles, ils passent d’un site, à un forum, à un blog, à un webzine et repassent vers Google. Il est impossible de contrôler les internautes ou leur donner un rendez vous. Pourtant, les réseaux sociaux et les mondes virtuels y arrivent de plus en plus. Facebook, Twitter, MySpace, Skyblog, Orkut, Second Life, WOW.
Ils ont l’avantage d’être addictifs et pour un très grand nombre de personnes. Ils ont donc beaucoup plus de potentiels mais ne seront pas pour autant bien rémunérés par la pub.
Facebook, malgré son immense succès et sa vente de pub ne parvient pas à devenir rentable et vit toujours sur des investissements.
Alors pourquoi tant d’entrepreneurs croient en Facebook, Twitter ou Myspace.
Par ce que les individus sont de moins en moins présents devant leur écran de TV et de plus en plus sur le net. Ce grand média pourrait par exemple devenir la meilleure solution pour diffuser un message publicitaire ou pas, à travers le monde.
Mais ce n’est pas tout ! Il existe de nouveaux modèles publicitaires qui commencent à se développer.  Jusqu’à présent, une pub, c’était un clip de 20 secondes, une affiche dans la rue ou dans un journal et du sponsoring.
Sur le web, la publicité a essayé de se développer sous forme de banner ou de liens mais, comme je l’ai expliqué si dessus, celle-ci n’apporte pas de rentabilité et n’a pas énormément d’impact sur le consommateur.
Et pourtant, vous vous souvenez tous des annonces publicitaires « Wazaaa » qui nous ont fait découvrir la Budwezer.
C’est le buzz qui a diffusé dans le monde entier ces publicités et à travers le web.
Dans ce cas, ce ne sont pas les canaux habituels qui ont diffusés l’annonce, c’est nous, les citoyens et l’impact fut d’autant plus efficace que les internautes se font beaucoup plus facilement influencer par leurs amis que par de simples pubs qui tournent en rond.
C’est aussi le principe du « blogueur influent ». En réalité, le blogueur est influent par ce qu’il est proche de ses lecteurs qui lui font forcément plus confiance qu’à un média plus traditionnel.
Pensez aux bébés Evian. C’est encore bien nous, les internautes qui en avons fait la promotion.
Contrôler ce genre de diffusion est presque impossible sauf si vous êtes un très gros média social tel que Facebook et Youtube. Et ce détournement du buzz pourrait très bien être monnayé.
E-Commerce, Buzz et Marketing
Vous l’aurez compris, ce n’est pas la publicité tel que nous la concevons qui va permettre aux entreprises du web de se développer mais les services qui ne sont pas possibles avec les autres médias : E-Commerce, bien sur, campagne de buzz et les nouveaux outils du marketing.
Twitter, par exemple ne pourra jamais vivre de la publicité ni de la vente de produit. Il s’agit vraiment d’un service aux internautes difficile à monnayer et pourtant, certains actionnaires y croient suffisamment pour avoir refusé l’achat par Google.

Pourquoi ? Parce que Twitter pourrait offrir d’autres services qui ont une valeur énorme pour les sociétés travaillant sur l’international.
L’analyse en temps réel de la réputation de sa marque ou des retombées d’une campagne de pub, bien sûr, mais aussi également la mise en contact direct avec des clients potentiels grâce à des « bots ».
Si vous tenez une boutique en ligne de vente de vêtements de sport, vous pourrez très facilement automatiser la mise en relation (following ou message) avec toute personnes twittant un message parlant de Nike, Reebok, Oxbow, Roxy life, …

Twitter pourrait effectivement vendre des services innovants aux entreprises. Dell, par exemple a réalisé plus de 3 millions de dollars de chiffre d’affaires en vendant ses produits reconditionnés grâce à Twitter. Étonnant ?
Je pense qu’il existe de nouveaux enjeux sur le web, il faut vendre ce qui n’existe pas en dehors. C’est là que va se dessiner l’avenir du web, et non en recopiant ce qu’on connait déjà depuis longtemps : des articles, de la vidéo et du son accompagnés de publicité.
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Rédigé par Christophe Lefevre