Cette année, c’était « LE » cadeau à offrir pour noël chez nos amis les américains.
Lancé le 19 novembres 2007 aux Etats-Unis et le 19 octobre 2009 en France, le Kindle d’Amazon est un « livre électronique » qui permet de se connecter à Internet pour télécharger des eBooks dans un format propriétaire vendus en ligne par le site américain Amazon.com.
La stratégie commercial rappel assez celle d’iTunes d’Apple pour la musique, il s’agit d’acheter ou de s’abonner de façon très simple et rapide des livres numérisés, journaux et magazines.
Coté positif :
Coté négatif :
La folie du Kindle va-t-elle toucher le français ?
En France, les livres électroniques n’ont jamais eu beaucoup de succès, ce qui est normal puisque les contenus sont surtout disponibles en anglais, mais Amazon pourrait changer la donne en proposant une série d’accords avec les grands groupes de presse et convaincre de nombreux éditeurs de l’intérêt de vendre leurs livre dans un format numérique payant.
Reste à savoir si le français moyen sera intéressé par l’objet.
Aux Etats Unis, le Kindle utilise le réseau Amazon Whispernet, vous ne devez donc pas prendre à votre charge d’abonnement internet mobile.
En France, ce réseau n’existe pas, si vous êtes déjà abonné à l’internet mobile, vous avez certainement déjà accès aux journaux en ligne sur votre mobile ou votre PC portable.
Les images du Kindle sont monochromes, un petit retour en arrière alors que les internautes consomment de plus en plus de vidéos.

Acheter un bouquin sur Kindle-store pour le lire sur son iPhone, pourquoi pas, mais s’abonner à un quotidien ? Le Français n’est pas prêt. Aux états unis, plusieurs sites d’infos proposent une version payante, ils peuvent se le permettre en tant que référence internationale, c’est un modèle qui n’arrive pas encore à se développer chez nous.
Même si il est vrai que le catalogue propose déjà plus de 1000 livres en français et propose déjà l’abonnement au journal « le monde » et « les Echos » , personnellement, je pense que le Kindle touchera une certaine cible plus intéressée par la lecture de journaux américains tels que le « New-York Times » ou le « Wall Street Journal » mais le français moyen ne s’intéressera pas tout de suite à ce produit qui entre un peu tardivement sur notre marché.
Il faudra que le marché français s’habitue à ce genre de consommation de l’info et d’ici là, les terminaux mobiles auront encore évolués et suivre l’information gratuitement (hors prix de l’abonnement data) au format multimédia le matin sur son mobile sera de l’ordre de l’habituel alors pourquoi payer pour la même info en noir et blanc ?
La presse est en danger mais pour moi, ce n’est pas Kindle qui va la sauver, en tout cas, pas chez nous, mais qui sait, c’est peut être un premier pas vers la bonne direction.
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Rédigé par Christophe Lefevre