la Pebble Steel en test. Que vaut vraiment cette montre connectée?

Si vous suivez l’actualité du crowdfunding (financement participatif), vous n’avez sans doute pas raté le lancement de la Pebble en 2013 après avoir soulevé 10,3 millions de dollars par Kickstarter .

La Pebble watch est une montre connectée techniquement moins impressionnante que ses concurrentes : son écran n’affiche pas de couleur, n’est pas tactile, ne peut pas permettre de répondre à un appel, et pourtant, avec plus de 500.000 unités en circulation, c’est la smartwatch la plus vendue.

J’ai en ma possession la Pebble Steel, c’est le modèle premium de la marque sortie en 2014, tout en métal avec au choix un bracelet en métal ou en cuir. Si cette montre a des inconvénients, elle a également beaucoup d’avantages : son autonomie peut atteindre une semaine, là où les concurrents proposent souvent moins d’une journée. Son écran e-ink est toujours visible et lisible au soleil et finalement, elle ressemble un peu plus à une montre qu’à un jouet.

La Pebble classique est disponible pour beaucoup moins cher, mais elle est en plastique, pour le reste, la montre est identique.

Son look.

La Pebble Steel est bien finie. Disponible en noir mat ou métal brossé, elle est plutôt chic. J’apprécie le fait qu’elle ne soit pas trop encombrante. Elle est même plus petite que certaines de mes montres.

Les watchfaces permettent de changer le style de la montre, ça fonctionne plutôt bien, ainsi, je préfère le côté fun de Domo à la maison et Modern, qui est plus classe, pour l’extérieur. Un enfant préférera peut-être une watchface Mickey ou Super Mario.

Ses fonctionnalités

La montre peut afficher de nombreuses notifications : Facebook, Tweets, Résumé d’email, SMS, messages instantanés… et personnellement, je trouve ça pratique. Ces notifications (vibrantes) sur la montre sont très discrètes et permettent de sortir moins souvent son téléphone et donc d’user moins vite sa batterie, c’est mon impression pour l’instant. La montre vous informe également de vos appels ce qui est pratique pour ne pas les rater en extérieur. On peut également baisser ou éteindre la sonnerie de son téléphone grâce à ça.

La smartwatch peut surprendre en communiquant avec d’autres objets connectés tels que des bracelets fitness, des luminaires, des système de domotique ou une voiture.

Pratique, également, la montre est capable de commander les applications multimédia de votre smartphone, y compris Spotify, Netflix, VLC ou Google Play.

Équipée d’un tracker d’activité, d’une étanchéité de 5 ATM pour un poids d’environ 50 grammes, la montre se veut sportive, mais la version classique en plastique l’est probablement un peu plus (38g). Son écran est un Gorilla Glass comme l’iPhone. S’il n’est pas incassable, il est tout de même très résistant aux griffes.


Compatible iOS et Android, sa connexion avec votre smartphone se fait via Bluetooth 2.1 ou Bluetooth 4.0 (basse consommation). Son écran e-paper est un transflectif LCD de 1,26 pouces (144 x 168 pixels), il est permanent, lisible et rétroéclairé avec un simple mouvement de poignet.

Ses applications.

La Pebble propose beaucoup d’applications tierces et certaines nécessitent l’installation d’une app complémentaire sur son smartphone. Simply Alarm, par exemple, est l’association de deux apps et c’est celle du smartphone qui permet de programmer ses réveils.

La Pebble a 8 slots de disponibles pour installer les apps et watchfaces. C’est peu, mais cette montre est pensée pour rester simple d’utilisation.

Comme elle n’est pas tactile, il faut utiliser les 4 boutons classiques pour naviguer dedans et malgré tout, ça reste efficace. Les interfaces tactiles ne sont pas idéales sur des écrans de petite taille, par contre, l’écran s’illumine si nécessaire lorsque l’on appuie sur un bouton ou qu’on la secoue.

J’ai essayé plusieurs applications et évidemment, nombreuses sont celles qui sont inutiles. Parmi mes préférées se trouvent Pebbleapps qui rassemble quelques outils pratiques : la météo complète, une commande à distance pour prendre une photo, une fonction pour faire sonner son téléphone (si on l’a perdu), un aperçu de son agenda, de ses SMS, tâches et niveau de la batterie.

Vous apprécierez peut-être également des apps sportives, de navigations ou liés à Yelp et Foursquare. Quelques jeux également tels que Tetris ou Flappy Birds. De mon côté, j’ai développé une application bien pratique pour accéder rapidement aux retards de mes trains en temps réel.

Ses points négatifs.

On ne peut ni comparer la Pebble aux autres smartwatch sous Android Wear ni à l’AppleWatch, l’approche est très différente. Écran monochrome, pas de calcul de fréquence cardiaque, de micro ou de haut-parleur, cette montre n’a pas beaucoup de fonctionnalités par défaut et n’est pas multitâche. Une application ne pourra pas fonctionner en tâche de fond, il faudra donc compter plus sur le smartphone pour certaines fonctionnalités et utiliser la montre comme entrée/sorties. Écrire sur l’écran est impossible puisque non de tactile, par contre, la boussole et l’accéléromètre permettent des usages intéressants comme la navigation par GPS au poignet ou la proposition de points d’intérêts (via Fourquare) à proximité.

Si vous recherchez une montre capable de remplacer votre smartphone pour un grand nombre de tâches, la Pebble n’est pas le meilleur choix.

Conclusion.

En toute sincérité, avoir une smartwach n’est pas indispensable et n’est pas un super gadget révolutionnaire, mais ça reste très sympa au quotidien et recevoir ses notifications au poignet devient rapidement quelque chose de logique. Je suis persuadé que la Pebble reste la meilleure smartwatch à ce jour, mais la concurrence est très agressive et elle pourrait rapidement devenir dépassée. Malgré sa batterie de 150mh, elle peut théoriquement tenir jusqu’à une semaine avec une seule recharge, étant donné que l’on peut mettre jusqu’à 400mh dans une montre, il me semble tout à fait possible de réaliser une smartwatch plus évoluée avec la même autonomie.

Toutes les Pebbles Watch sur Amazon

Vous désirez réagir à cet article? Retrouvez-le sur la page Facebook de Techtrends

la diffusion d’annonces sur ce site relève de ma responsabilité et ne représente pas les positions d'une entreprise pour laquelle je travaille

Rédigé par
Chris Lefevre
Publié le
21 septembre 2014

15:39

Partagé sur
Partager+Twitter
Partager+Facebook
Partager+LinkedIn
Partager+Google+
Partager+Scoop-it!