L’ intelligence collective est un des principe fondateur du web 2.0 . Digg par exemple s’ appuie totalement dessus.
Le principe semblait parfait. Ce qui est le meilleur est forcément ce qui plait à le plus de personnes. Ainsi on peut considérer que plus il y a de personnes qui ont voté pour un article, une vidéo, une image et plus elle a de le valeur.
Peut être, mais qu’en est il du réseau social? En effet, le web 2.0 permet l’ intelligence collective, certes, mais aussi et surtout la construction de réseaux d’amis. Et l’amitié passe avant la qualité.

En dehors de l’amitier , il existe la popularité qui joue un rôle. Les web 2.0 a créé une tendance de blogueurs « stars » ou ceux ci sont considérés comme de vrais références.
N’ influencent-t-ils pas votre jugement?
Cela se remarque aussi dans la réalité, après tout le gagnant d’une élection est-il le meilleur ou le plus populaire?
On peut donc dire que la qualité de l’ intelligence collective est inversement proportionnel au réseau social d’un site.
Plus le réseau social est puissant et moins il a de chance d’être efficace pour la sélection, le choix, le digging !
Alors comment permettre à l’ intelligence collective de fonctionner correctement?
Grâce à l’ anonymat. Cela peut sembler bizarre mais si les articles d’un digg-likes étaient anonymes, on ne pourrait plus influencer les votes. Évidemment, il faudrait que l’auteur d’une news ne puisse pas l’envoyer a ses amis car le lien vers la news serait différente selon le visiteur du site.
Un peu compliqué tout cela.
Mais sérieusement, voudriez vous d’un site web 2.0 sans le moindre réseau social? Je ne pense pas. Alors, l’ intelligence collective est elle un échec? Qu’en pensez vous?
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J’ai tendance à penser qu’Internet et en particulier le web 2.0 sont le reflet de notre société. Avec ses travers. Donc il est illusoire de souhaiter un Internet parfait.
Soit il regroupe tout le monde et il faut faire avec les défauts de notre société. Soit il est artificiel et ne répond même plus aux critères d’Internet.
En résumé, pour moi ce n’est pas un échec, cela n’est pas une réussite. C’est ce qu’on en a fait.
Digg n’est peut-être pas le meilleur exemple de réussite de l’intelligence collective mais si on parle de wikipedia, là je suis désolé mais c’est vraiment une réussite !
article très interessent
et j’espère contrairement a Matthier M que le web pourra être parfait..
cela dit il a raison sur ce point :
« Soit il regroupe tout le monde et il faut faire avec les défauts de notre société. Soit il est artificiel et ne répond même plus aux critères d’Internet. »
un digglike anonyme serait a tenter
@chrislefevre
@Romain Effectivement Wikipedia est une réussite mais il a aussi des travers et puis au niveau intelligence collective, par compte si on prend cet exemple, on peu remarquer que les utilisateurs n’ont aucun pouvoir de modération. C’est des personnes avec des droits particuliers qui l’ont. Il est donc en retrait par rapport à digg sur le coté collectif.
@Romain : Wikipedia est loin d’être une réussite. Deviens expert dans un domain et regarde ce que raconte Wikipedia… D’autant plus qu’il n’est pas du tout objectif et plutôt tourné sur le logiciel libre. Si on cherche une information sur Microsoft, on se retrouve en face d’information erronée. Quand tu essais de corrigé, tu as un tas de gens qui viennent remettre leur vérité. Bref… Ce n’est pas une référence!
Finalement on pourrait transposer cette même réflexion à la télévision…
Est-ce que la chaîne qui fait le plus d’audience est celle qui est de meilleure qualité? A-t-elle pour autant raison ou tort dans ses propos?
Oui,poser des question est quand même nécessaire, même s’il n’y a pas ‘d’internet parfait » (pourquoi le serait-il?). Le parallèle avec la télévision n’est pas mal, si ce n’est qu’elle n’a jamais été considérée comme « collective » (ou alors quelque part dans la passé et à l’Est; je plaisante).
Et puis, l’anonymat permettrait quand même de reconnaître les autres (enfin, certains, suivant leur style et leurs sujets de prédilection). Peut-être des choix multicritères et/ou une modération possible (par chacun) aident-ils quand même (cf Blogasty). Bon, c’était un peu long, mais ça m’intéresse!
C’est marrant j’ai répondu quelque chose qui va dans le même sens que toi à un Post paru sur Accessoweb.
Je suis bien d’accord. Il me semble que l’influence est le seul critère retenu par ces sites 2.0. C’est dommage car l’influence ne veut par dire que celui qui est influent (ou connu serait plus juste) a de l’intérêt. L’intérêt d’un billet lui n’est jamais vraiment mis en avant contrairement à ce que tour le monde pense. D’ailleurs ce qui se retrouve en Une est toujours déjà vu, dit, rebaché 100 fois.
Un blog intéressant est forcément particulier. il traduit un point de vue sur lesz choses. D’abord les vrais points de vue sont rares sur le net, et puis pour peu que vous ne parliez pas de Wordpress, de Twitter ou de Facebook, vous êtes carrément invisible ! Et c’est bien dommage.
La theorie de l’intelligence collective va bien au-dela des problemes de commentaires sur les digg-like.
C’est un concept qui touche a la science, a la politique, aux relations entre les hommes dans la societe.
De nombreux ouvrages existent sur le sujet. Sur internet on peut consulter http://www.thetransitioner.org
Le web 2.0 aurait permis une revolution parce qu’il est une ouverture sur la democratie directe. Il la rend possible. Mais la perche n’a pas ete saisie, et on en reste a des histoires terre-a-terre. A s’extasier devant les features de tel ou tel nouveau service. A twitter sur l’iPhone.
Alors que derriere tout ca, on a enfin les outils pour changer le monde. Mais personne ne le remarque.
(desole pour les accents, je suis sur un qwerty)
Sur les deux derniers commentaires:je vais paraître naïve, mais tant pis: bien sûr qu’il y a tout ce que vous dites, mais je maintiens qu’on peut aussi y trouver, comme jamais, toutes les productions de l’esprit (articles de fond, artistes intéressants, open source, etc); il ne s’agit pas d’être remarqué(même si chacun aime bien avoir une reconnaissance) il s’agit de le faire et il y a en qui le font; et puis, il faut un peu de temps, sans doute.
Et si en fait le meilleur des Digg-like ce serait … Google ? :)
Je pense que l’intelligence collective du Web 2.0 repose essentiellement sur le fait que nous pouvons faire plus que voter ou partager de l’inforamtion.
Le fait de pouvoir amender, commenter ou tagger des articles, des pages qui nous semblent pertinents est le plus important.
De cette manière, plus nous sommes nombreux et plus la notion d’ »intelligence », de véracité de l’information prend son sens.
Je me rappelle, il y a quelques années, à l’époque ou on ne parlait pas encore de 2.0 ou de blog, la question de véracité de l’information produite sur le web se posait déjà . Certains journalistes criaient au scandale car :
1 – On piquait leur boulot…
2 – On pouvait publier des infos fausses.
3 – On pouvait leur piquer un scoop..
Je n’ai jamais su ce qui posait vraiment pble à éditer sans contrainte, cependant aujourd’hui, une information erronée sera rapidement corrigée par le Collectif.. En effet, Wikipédia en est le plus typique exemple.
Pour conclure, je suis convaincu que ce n’est pas la quantité qui prime sur la qualité…
L’intelligence collective se met en echec lorsqu’elle s’inféode à un but que de partager, diffuser la connaissance. Ou bien lorsqu’elle ne s’occupe plus d’améliorer un objet, juste pour l’améliorer. En effet, les logiciels libres montrent l’efficacité de l’intelligence collective : linux, firefox, compiz-fusion pour les effets visuels (dont les derniers plugin dépassent tous ce qui a été fait jusqu’à présent).
Quel est la différence alors avec les digg-like et autres ?
Dans le premier cas nous sommes dans la création d’un objet. rien d’autres compte.
Dans le second cas, il y a l’obsession du chiffre. Une concurrence de votes et de lisibilité. Le plus grand nombre gagne au détriment d’une minorité. Or le plus grand nombre ne rime ni avec la qualité et encore moins avec la démocratie.
Aristote parlait de la dictature du grand nombre. Il disait que ce n’était pas une démocratie qui doit aussi prendre en compte des groupes plus petits. En effet le grand nombre est souvent l’outil du démagogue qui use de charme et de rêve pour manipuler une masse (Aristote en fait justement une catégorie de l’autocrate).
Pour faire du chiffre certains n’hésitent pas à reprendre un Buzz encore et encore. Sans oublier les billets parlant de la même choses sur de nombreux blogs sur un laps de temps court. Tous ça pour profiter d’un sujet à succès.
Comme disait Camus : « la bêtise insiste toujours ». Ce qui fait échouer l’intelligence collective, c’est l’idiotie du vote et du chiffre. Le plus simple ne serait-il pas d’arrêter les votes ?
En effet les votes induisent une suggestion plus qu’ils ne font penser comme le démontre l’étude suivante :
http://www.psychoweb.fr/articles/divers/238-plus-tu-votes-plus-a-devient-bien.html
Oups !
Erratum :
première phrase :
« L’intelligence collective se met en echec lorsqu’elle s’inféode à un but que de partager, diffuser la connaissance. »
Il faut rajouter : » Ã un *autre* but que de partager »
[...] voit pointer une interrogation sur l’échec de l’intelligence collective : Sur son blog, Bleebot, Christophe Levevre, décrit bien ce phénomène. Cette stratégie de visibilité et d’audience n’est pas sans rappeler la course à [...]
« C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison! » Coluche