2/10 | Christophe Lefevre

Je ne fais pas de politique, mais en tant que citoyen, j’ai des avis, des idées et je pense qu’il faut les partager.
Aujourd’hui, nous sommes face à de nombreux défis : économiques, écologiques, sociaux… Il y a des choses compliquées à mettre en place pour améliorer nos quotidiens, mais il y a aussi des choses plus simples comme un plan télétravail.
Avec internet, le télétravail est de plus en plus possible, mais beaucoup d’entreprises n’y voient pas directement l’intérêt pour elles-mêmes. Le télétravail, ça intéresse avant tout les employés au contraire des entreprises qui préfèrent généralement caser 2 employés sur un même bureau plutôt que de leur permettre de travailler de chez eux.
Pour l’employé, le télétravail c’est plus de temps de vie à la maison, la possibilité d’habiter loin de son entreprise, en Wallonie, par exemple, et donc de payer moins cher son logement, pour plus d’espace qu’en ville, soit une qualité de vie accrue. C’est également la possibilité de ne plus devoir payer l’essence ou des transports en commun.
Pour notre société, plus de télétravail, c’est moins de gens sur les routes, moins de gens dans les trains (et donc plus de trains à l’heure), moins de pollution. Une qualité de vie accrue également pour ceux qui ne travaillent pas à domicile.
Mais pour l’entreprise, les avantages sont peut-être moins pris en compte, pourtant, il suffirait d’un plan efficace qui permettrait aux entreprises d’alléger les charges sociales et donc d’avoir des employés qui couteraient moins cher. Avec ce genre de plan, le homeworking ne pourrait que s’étendre et les entreprises apprendraient plus facilement à s’adapter à cette nouvelle façon de travailler qui se base sur la confiance.
Finalement, ceux qui auraient le plus besoin d’être présents, ce serait les patrons et certains cadres, soit, ceux qui ont généralement une voiture de société et qui peuvent se permettre plus facilement un logement à proximité du travail.
Voilà, si cette idée pouvait germer dans la tête de nos dirigeants pour aller vers un vrai plan, ce serait ma petite pierre à un état prêt à affronter les défis de demain.
1/09 | Christophe Lefevre
Il y a des choses que ne fonctionnent pas en Belgique, comme le fait que l’on n’a pas de gouvernement, mais en général, la Belgique se présente comme un pays moderne avec une capitale de l’Europe qui joue parfaitement son rôle.
Par contre, comment expliquer le retard que l’on a pris sur le web ? Je ne vous parle pas des connexions internet même si nous n’avons pas Free, mais des sites internet en général, surtout les sites francophones. C’est extraordinaire, mais la majorité des sites belges n’ont pas changé depuis 5, voire 10 ans, c’est une catastrophe pour amoureux du HTML comme moi.
Le paradis de Netscape et IE5.5 !
Le web, en Belgique, est vieillot. Il est composé de beaucoup de sites en HTML4 structurés en «table» et qui ne sont absolument pas optimisés pour les navigateurs modernes donnant l’impression de surfer en Bulgarie. Je ne parle pas des sites perso qui n’ont généralement pas dépassé le 30e visiteur depuis 2003 à en croire le beau compteur collé dans ce qui ressemble à un footer, non, je vous parle de sites officiels de communes Belges, des restaurants, des centres sportifs, des commerces ou encore nos transports en commun.
L’e-banking et le système de «tax on web» sont à revoir!
En Belgique, on considère que tous les internautes surfent sur IE6/ WinXP, les autres internautes ne comptent pas trop.
Un exemple: La carte d’identité électronique (eID), nécessaire pour payer ses contribution sur Firefox ne fonctionne pas sur Firefox ou Chrome. Le message est le suivant : « L’eID sous firefox 4 n’est actuellement pas supporté par le SPF Finances. Veuillez utiliser un des navigateurs supportés. Vous utilisez un navigateur qui n’est pas supporté. Veuillez utiliser un des navigateurs suivants: Internet Explorer (32bits) (5.5, 6.x, 7.x, 8.x,9.x) ou Firefox (3.x). »
Je rappel qu’on est déjà à la version 6 de Firefox !!!! En cas de soucis, il faut passer sur IE qui n’existe ni sur Mac, ni sur Linux, bien évidemment!
Dans le même esprit, il n’est pas possible d’utiliser le Net Banking de ma banque sur Google Chrome, mais heureusement, ça fonctionne sur Firefox (ouf). Je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve que les systèmes pour effectuer ses virements en ligne sont souvent proche de la torture mentale! Est-ce vraiment pensé pour tous les citoyens ou uniquement pour des comptables qui passent leur journée sur « EBP Compta Flash » ?
Les transports en commun belges ne sont pas très mobiles!
En Belgique, le web n’est pas ouvert vers les smartphone et tablette, même des sites comme ceux de la STIB, du TEC ou de la SNCB sont des adresses de références pour de nombreux navetteurs. Chez les belges, il est encore très courant de devoir télécharger des .pdf de plusieurs pages pour trouver (en fouinant) l’heure du prochain bus.
Si le TEC n’a toujours pas compris l’importance de faire un site disponible sur mobile, la STIB a décidé de mettre en place des applications Android et iPhone. Ça aurait été bien si ces applications fonctionnaient, or, c’est très loin d’être le cas : en heure de pointe, tout comme le site, elles sont presque sans arrêt en deni de service, et lorsqu’elles tournent, elles ne sont pas très très fiables.
La SNCB avait, jusqu’à présent, un service mobile pas très moderne, mais léger et fonctionnel pour suivre en temps réel la position des trains. Je pouvais franchement le saluer pour ça, et bien c’est fini : ils ont décidé de redévelopper Railtme mobile, résultant, un site qui a du mal à se charger lorsqu’il ne se trouve pas, lui aussi, en deni de service.

Des sites en solde.
Le fait que des sites n’aient plus été mis à jour depuis longtemps est une chose, mais que de nouveaux sites soient aussi mal pensés en est une autre. La création de site est souvent mise dans les mains d’amateurs qui bidouillent au pire sur un clone de FrontPage, au mieux sur un CMS avec un thème gratuit qu’ils vont torturer. Le problème est que la création d’un site est souvent trop coûteuse pour des entreprises qui sont sur un marché très régional (en Belgique, tout est régional), alors on se rabat sûr du web en solde.
Mais même les professionnels font parfois du travail de barbare!
Lorsque je regarde le site de certaines agences, j’ai peur et je me demande comment ils appâtent leurs clients? Ha oui, mais les clients, ils n’y connaissent rien au web, un peu comme le reste des Belges.
Plusieurs étudiants m’ont déjà dit que leur prof de web était complètement à côté de la réalité, coincé par un désintérêt d’un secteur qui bouge chaque année. Ces profs devraient apprendre à leurs étudiants des matières qu’ils ne maitrisent pas eux même par manque de pratique. Bien sûr, c’est amusant de surfer, mais faire de la veilles, suivre l’évolution des technologies et s’intéresser aux bonnes pratiques, c’est moins drôle.
Pourtant, les métiers du web ont changé : Le designer doit savoir coder en Javascript pour imaginer des interactions JQuery intelligentes et pouvant offrir une valeur ajoutée à l’expérience utilisateur pendant que le développeur, connu pour être un peu renfermé doit devenir un fin psychologue pour concevoir des interfaces «user-friendly» .
Les métiers du web, en Belgique, souffrent également d’un manque de reconnaissance.
Les designers, les rédacteurs, les développeurs sont souvent moins bien payés que leurs équivalents sur les autres médias ou technologies. C’est triste que des métiers qui demandent autant d’investissement personnel afin de ne pas être «largué», soient aussi peu valorisés. Parce que les Belges ne font pas la différence entre l’écriture sur un Skyblog et un site professionnel, rédigé, désigné et codé par des professionnels.
Bien sûr, en Belgique, nous avons aussi des professionnels du web talentueux mais il serait temps, je pense, de revaloriser le web belge.
18/07 | Christophe Lefevre
Mise à jour
Comme je l’avais prédit, un accord a été trouvé entre Google et Copiepresse. Ce que je n’avais pas prédit, par contre, c’est que la presse belge abandonnerait aussi vite. Preuve que cette histoire est totalement ridicule, il a fallut 6 ans pour que Copiepresse gagne son procès contre Google et seulement un week-end pour revenir en arrière. Plus d’infos sur LeSoir.be
La presse belge va-t-elle se passer de Google?
Depuis ce matin, les sites des principaux quotidiens belges que sont la DH, Le Soir, L’avenir et Sudpresse ne sont plus référencés dans l’index de Google Search.
Une surprise inattendue, mais qui n’est pourtant pas le fruit d’une erreur, mais d’un conflit entre le géant du web, Google et CopiePresse.
Selon Philippe Nothomb, juriste du Groupe Rossel, Google fait de l’argent avec un comportement «de pirate» en volant des photos et des abstracts d’articles publiés dans des sites d’informations belges. Ce comportement ne respecte pas les lois belges sur les droits d’auteurs. Lire le reste de cet article »
13/06 | Christophe Lefevre
On est le 13 juin 2011, ça fait aujourd’hui un an que mon pays n’a officiellement plus de gouvernement. En fait, le blocage est bien plus vieux que ça, le gouvernement précédent s’était déjà formé tardivement et difficilement et nous sommes aujourd’hui dans une situation unique au monde et certainement dans l’histoire.
Je ne veux pas faire de politique sur ce blog, mais toujours est-il que personne ne manifeste en Belgique, les citoyens ne se battent pas contre les politiciens, ou entres eux, pourtant la situation est grave.
Les quelques « rouspéteurs » sont sur Twitter ou sur Facebook. Certains ont créé un site, Camping16, une sorte de manifestation en ligne, mais sincèrement, on est très très loin de pouvoir lancer une révolution Twitter chez nous!
Mais ce n’est pas étonnant, a-t-on vraiment besoin d’un gouvernement, pensent certains, après tout le pays ne va pas si mal. C’est faux, vraiment faux! Aujourd’hui, nous avons un gouvernement, mais en affaire courante et il peut faire le nécessaire pour que le pays tienne debout, mais c’est tout!
On jette la pierre à la Flandre, car après tout, c’est eux qui sont à l’origine de la situation, mais ce n’est pas tout à fait exacte. Il y a en réalité une crainte chez les citoyens francophones: ils savent que si un gouvernement se crée, il faudra prendre des décisions, et ces décisions peuvent faire mal, comme la découpe d’un pays en morceau, la scission de BHV, ou une réforme qui pourrait plonger la Wallonie dans une situation économique digne d’un pays de l’est.
Je veux juste faire partager mon sentiment, vous dire que si vous ne voulez pas à tout prix un gouvernement, et bien, allez-y, fêtez cet anniversaire car ne pas prendre de décision, c’est aussi un choix, le fruit d’une décision!
3/05 | Christophe Lefevre
Voici qui n’est pas courant, une infographie sur les usagés Belges de Facebook.
Les chiffres sont plus ou moins déjà connus, mais ils sont rarement aussi bien regroupés que dans cette illustration : 38,2% de la population belge utilisent facebook, avec à peu près le même nombre d’hommes et de femmes. Les francophones sont plus nombreux, ce qui s’explique en partie par le succès de Netlog en Flandre.
Intéressant également, 23% des fanpages ont plus de 1000 fans et l’âge moyen des utilisateurs est de 31 ans.
7/02 | Christophe Lefevre
Être présent sur les réseaux sociaux pour une marque, c’est indispensable, pour un politicien, peut-être plus encore, mais un politicien belge sur Foursquare, en voilà une drôle d’idée!

Si Twitter à du mal à percer en Belgique, que dire de 4quare? Être présent sur ce réseau social n’améliorera pas votre popularité car la particularité de 4quare, ce n’est pas de vous rendre plus populaire ou communiquer avec votre réseau, mais essentiellement de permettre à vos «amis» de connaitre en temps réel l’endroit où vous vous situez. Il est tout à fait évident que ce site n’aura jamais de succès auprès des politiciens et people qui préfèrent, au contraire, éviter d’informer la presse sur les lieux où ils se trouvent!
Mais le cas de Didier est diffèrent! Celui-ci a une mission de réconciliation, et désire attirer les regards vers son travail. En effet, le politicien, encore actuellement à la tête du MR, doit convaincre les Belges de l’importance de son travail, car s’il échoue, il faut que la presse puisse le voir comme quelqu’un qui a fait son maximum. La stratégie du martyre est un jeu politique de plus en plus courant en Belgique!
Le MR a été complètement mis de côté des discussions et négociations institutionnelles, mais aujourd’hui, à travers la mission de Didier Reynders, le parti reprend de la couleur et le politicien désire absolument optimiser ce temps comme une véritable campagne politique 2.0 . Pour y arriver, il faut que la presse et les citoyens soient le plus présent autour de ses actions, de là à carrément se lancer dans les «Check-in» de Foursquare, il n’y a qu’un pas!
Grâce à l’utilisation de Foursquare, Didier pourrait :
Déjà plus actif sur Twitter depuis peu, Didier sera certainement très vite suivi par une armée de journalistes sur Foursquare.
Va-t-il vraiment jouer la carte de la transparence? J’ai un doute. J’ai déjà critiqué par le passé la façon dont Didier Reynders utilise les réseaux sociaux, essentiellement dans un but d’autopromo. J’ai bien peur que cette inscription à foursquare ne démontre, une fois de plus, que Didier s’est lancé sur une campagne politique pour le MR, alors que ce n’est pas ce qu’on attend aujourd’hui de lui, mais malgré tout, je préfère lui donner ma confiance. On jugera par après!
9/12 | Christophe Lefevre

Aujourd’hui, il suffit d’un PC et d’un accès à internet pour lancer son entreprise.
C’est ainsi que de nombreux développeurs, designers, blogueurs, architectes web, consultants en marketing ou autres auto-entrepreneurs travaillent aujourd’hui seul, de chez eux, manquant de structure de travail efficace, d’espace de rencontre du client, de réseau d’échange et d’outils professionnels. Afin de répondre à cette problématique, les espaces de coworking, des sortes de mini Silicone Valley sont nés.
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24/10 | Christophe Lefevre
Le web 2.0 et les nouvelles technologies, ce n’est pas une spécialité très belge, loin de là. Vous en connaissez beaucoup vous des startups belges?
Bon, il ne faut rien exagérer, nous avons par exemple radionomy, le Deezer belge, et puis on a le génial CMS Drupal reconnu dans le monde entier !
Aujourd’hui, je vais vous présenter quelques jeunes startup belges qui ne vont peut être pas se mesurer à Google, mais apportent leur lot de bonnes idées.
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22/06 | Christophe Lefevre
Si la Stib avait décidé de créer une application sur iPhone, elle aurait créée celle-ci.
Brussels lines est une application iPhone qui récupère et affiche les horaires des bus, tram et métro de la Stib en temps réel.
Si vous êtes un habitués des transports en commun, vous savez à quel point c’est pratique de pouvoir suivre votre bus en temps réel, or il est très compliqué de pouvoir naviguer sur le site de la Stib avec un iPhone. Avec cette application, Samuel De Backer (qui ne travail pas pour la Stib) a réalisé un très bon travail de conversion, ce qui permet d’acceder à la ligne de votre choix en 1 seul clic avec une interface simple et fonctionnelle.
Un must, gratuit, pour les Bruxellois.
Télécharger Brussels Lines sur iPhone
PS : Si vous possédez un téléphone sous Android, l’application d’Emich est une pure merveille http://labs.emich.be/…
22/06 | Christophe Lefevre
52,7 % des internautes belges sont membres de Facebook.
Ce chiffre est impressionnant si on compare aux voisins les plus proches que sont la France (45,96 %), les Pays-Bas (18,5%) et l’Allemagne (17,28%). Néanmoins, les Britanniques y sont plus présents avec 62,8 pour cent.
Étonnamment, les néerlandophones ne sont pas beaucoup plus présents que les francophones.
27/01 | Christophe Lefevre
Il y a encore peu, je pouvais me dire « ok, en Belgique, on n’est pas fichu d’avoir un gouvernement qui tiens sur 2 pattes, mais au moins, on n’a pas de lois ridicules concernant le piratage » et bien je me suis trompé car il semblerait que ce soit à l’ordre du jour.
En effet, le sénateur Philippe Monfils du MR va déposer une proposition de loi de « riposte graduée » inspirée donc d’Hadopi.
23/10 | Christophe Lefevre
Pas simple de faire du web en Belgique. Le .be est loin d’avoir beaucoup de succès, même soldé! J’ai réalisé une petite étude perso sur le .be et c’est effectivement un mauvais choix, si l’on désire obtenir du trafic.
Google.be est logiquement bien moins utiliser que Google France. Yahoo.be n’existe même pas ! Mais voilà, ses moteurs de recherchent mettent plus en avant le contenu local. C’est pourquoi les sites en .be ont plus de mal à apparaître dans les moteurs de recherches .
Ca peux expliquer pourquoi Vinch disait que faire apparaître « vinch.be » premier dans les résultats sur Google sur les mots clés « vinch » et « Vincent battiaglia » pouvait se relever comme un défis.
Ensuite, créer un site belge, c’est créer un site multilingue ( rhaaa, le néerlandais ) On considère qu’il y a 4 langues actives en belgique ( mais 2 plus importantes ) et en fait, le français n’est même pas la plus utilisée.
Le gouvernement flamant ( belge néerlandophone ) considèrent que le .be n’a pas de sens et on créer un bureau spécialisé dans le seule but de préparer la demande d’une extension de domaine propre à leur communauté ( .vl , .vla ? ) .
Enfin soit, si la plus grande communauté de Belgique abandonne le .be , déjà presque mort, quelle intérêt reste-t-il à cette extension?
Allez, je réclame le droit au nom de domaine .wa pour la wallonie, .bxl pour la région bruxelloise et ensuite, je veux un Google .bxl , .wa . oh, tiens, pourquoi pas un .na pour Namur ? y aura que 10-12 sites mais bon…
Christophe Lefevre, spécialiste du SEO et des réseaux sociaux pour les nouveaux médias.
Sur Techtrends, je partage le fruit de ma veille numérique et mes réflexions autour des tendances du web, des médias et nouvelles technologies.