
Aujourd’hui, il suffit d’un PC et d’un accès à internet pour lancer son entreprise.
C’est ainsi que de nombreux développeurs, designers, blogueurs, architectes web, consultants en marketing ou autres auto-entrepreneurs travaillent aujourd’hui seul, de chez eux, manquant de structure de travail efficace, d’espace de rencontre du client, de réseau d’échange et d’outils professionnels. Afin de répondre à cette problématique, les espaces de coworking, des sortes de mini Silicone Valley sont nés.
J’ai interviewé Jean-Yves Huwart, le spécialiste belge sur le sujet pour en savoir plus.
Bonjour Jean-Yves, bienvenue sur Techtrends. Dis-moi, devenir indépendant aujourd’hui, c’est vraiment aussi simple que ça ?
Oui. Pour quelques euros, on peut mettre en ligne un site Internet tout a fait présentable; promouvoir son idée, son produit, son service à cote de chez soi ou à l’autre bout du monde; innover avec des tiers, rencontres en ligne… Les services transactionnels sont devenus très bon marché et simples à utiliser… Don Tapscot, un célèbre essayiste Canadien, dit qu’il n’y a jamais eu d’époque plus propice pour entreprendre. Je le crois…
Alors, pourquoi les jeunes entrepreneurs cherchent-ils à recréer le cadre de travail en entreprise avec des espaces de coworking?
De plus en plus de gens quittent aujourd’hui l’enceinte rassurante des entreprises traditionnelles, soit parce qu’ils y sont forcés et ne veulent plus y retourner, soit, comme moi, par choix. On pense alors que travailler de chez soi, fixer ses propres horaires, c’est le paradis.
Rien n’est moins vrai. Après trois semaines, on ressent la solitude, on a parfois du mal à se concentrer, on est souvent distrait par la vie de tous les jours. On voudrait changer d’air et bouger…
Tu t’es lancé dans une véritable croisade pour la création d’espace de coworking.
Croisade, je ne sais pas. Disons qu’il y a une vague émergente aux États-Unis et en Europe. L’Allemagne ou l’Italie sont en avance. Je me dis que si nous ne saisissons pas la balle au bond maintenant en Wallonie et à Bruxelles, nous serons a nouveau les derniers à profiter de ce mouvement très énergisant…
Peux-tu expliquer en 2 mots le concept ?
Le coworking, ce sont des espaces ouverts dans lesquels des entrepreneurs, des travailleurs indépendants voire des teleworkers choisissent de travailler au même endroit, mais chacun sur leur projet respectif. Cela crée de vrais écosystèmes diversifies et très dynamiques.
On a beaucoup parlé dans les médias belges de la première conférence européenne sur le coworking que tu as co-organisé. Quelles en sont tes conclusions ?
Nous sommes au début de quelque chose qui va prendre beaucoup d’amplitude, sans doute, dans les années qui viennent. Nous avons réuni 150 personnes venant de 22 pays différents, parmi lesquels l’Ukraine, les États-Unis ou la Russie… Les pionniers du coworking.
Tous, nous avons sentis a quel point ce mode de travail, d’échange, de collaboration correspondait aux attentes de notre époque.
Le coworking est une transposition physique de l’esprit du web 2.0, ou chacun souhaite partager, mais en gardant une identité propre et un libre arbitre… Le coworking est l’une des pistes que nous pouvons aujourd’hui suivre pour relever les défis de l entrepreneuriat, de l’innovation, mais aussi de la mobilité voire de l urbanisme.
Récemment, tu as émis l’envie d’importer ce concept à Namur. En tant que Namurois, je sais que réussir en tant qu’entrepreneur du web dans cette ville, c’est une mission presque impossible, comment, dans la pratique, le coworking pourrait améliorer les chances de réussite pour un jeune qui désire se lancer ?
Réunir les forces, et que les gens qui portent des projets innovants, que Namur ne soit plus cette force silencieuse qui soit migre ailleurs ou préfère vivre cacher…
Tu as été fort occupé mais quels sont tes prochains projets ?
Je viens de sortir un nouveau livre, réalise en partenariat avec l’apex : utiliser Internet pour vendre a l’étranger.
Il s’accompagne d’un roadshow auprès des PME wallonnes pour les sensibiliser à un usage intelligent et ambitieux du web pour prospecter a l’étranger. Beaucoup sont restées bloquées en 1998 du point de vue digital… Sinon, je continue sur l’évangélisation du coworking L’open innovation sera également un thème important en 2011 pour mon think tank Entreprise Globale…
Je te remercie d’avoir répondu à ces questions et je te souhaite, en toute sincérité, d’atteindre tes objectifs, car je suis convaincu que ce genre de concept ne sera que bénéfique pour l’avenir de notre économie.
Je te laisse le mot de la fin!
Merci. Nous devons tous nous impliquer pour faire connaitre ce concept. Deux groupes Facebook ont déjà vu le jour à Namur et Liège pour y promouvoir le coworking. Il faudrait des groupes semblables à LLN, Charleroi, Mons…
|
|
|
la diffusion d’annonces sur ce site relève de ma responsabilité et ne représente pas les positions d'une entreprise pour laquelle je travaille
Rédigé par Christophe Lefevre