C’est toujours sensible de lancer un FPS sur iPhone, les commandes ne s’y prêtant pas du tout, les joueurs sont souvent déçus par ces jeux qui pourtant offre souvent de bon graphismes et une bonne action, mais finalement trop compliqués à prendre en main.
ID software en est tout à fait conscient, c’est la raison pour laquelle lorsqu’ils ont sorti Doom Resurection, ils ont préféré lancer un jeu d’un autre genre, un shoot em up dans le genre de Virtual Cop, très réussi graphiquement mais avec une durée de vie très limitée.
Pourtant, les joueurs sont tenaces, et réclament le vrai Doom !
Retour aux sources
Après une adaptation de Quake (Jailbreak) moyenne et un Duke Nukem pas assez jouable, que pouvions nous attendre de l’adaptation du premier Doom ?
Doom Classic reprend le graphisme originel du jeu. Sur ce point, je suis assez déçu car il était tout à fait possible de reprendre les versions modélisées en 3D des monstres (disponibles dans le domaine publique) ou plus simplement les redessiner comme ce fut le cas pour la version Nintendo 64, Non, John Carmack a préféré proposé le jeu dans sa version original. Un choix qui montre une envie de contenter les nostalgiques, plutôt que d’attaquer le marché des plus jeunes.
Malgré cela, on profite d’une résolution doublée (logique) et un petit filtre bilinéaire sur les textures (merci l’OpenGL) ce qui améliore l’affichage graphique du jeu. Ceux qui découvrent le premier Doom auront tout de mêmes assez difficiles de remarquer les leviers et autres boutons dessinés sur les murs.
Une bonne surprise !
Si le design du jeu ne surprend pas, la jouabilité, si ! En effet, celui-ci propose 3 configurations de prise en main, la première m’a contentée puisqu’elle se rapproche la plus de la façon de je jouais à l’époque (sans souris). Un seul pavé directionnel, et l’accéléromètre pour glisser de gauche à droite.
L’iphone n’est pas précis, le jeu ne demande pas non plus de précision, tant que vous avez des réflexes et de la réflexion, vous pouvez jouer aisément. La pavé directionnel fonctionne comme un stick analogique, il est donc possible de tourner et avancer plus vite ou plus lentement selon l’importance du mouvement de pouce.
On se rapproche tout doucement de la meilleur prise en main d’une FPS, et sur ce point bravo John ! A coté de cette bonne surprise, il existe un excellent mode multi-joueurs pour un jeu qui s’y prête bien.
Je vous conseil vivement ce Doom, même si comme moi, vous avez été déçus par Duke Nukem 3D.
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Rédigé par Bleebot