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Cybersquatting, une atteinte à la liberté du Net ?

Publié le 15 avril 2009 par Christophe Lefevre

Editorial

cybersquatting1Suite à la lecture d’un article de keeg.fr , montrant du doigt le problème du cybersquatting en prenant l’exemple r récent de la perte de nom de domaine de Wat.tv, je me suis dit que finalement, là il y a un réel soucis, à la limite de la légalité qui fait ou fera ch..r tous le monde, ou presque et qui pourtant n’intéresse pas les politiciens.

Oui, si les politiques considèrent qu’elles peuvent juger les gens qui « volent » la musique aux majors ( je dit bien majors et non artistes), pourquoi ne pourrait-elle pas juger les sociétés qui squattent tous les noms de domaines « buvables » et encore, afin de les revendre plus chère.

cybersquatting

Ce problème ne gène en rien les politiciens ni les grandes entreprises présentes sur le net qui l’air de rien apprécient cette absurdité puisque les citoyens du web ne peuvent que plus difficilement posséder un nom de domaine qui pourrait servir à quelqu’un de plus riche.

Du  coup, les jeunes société se jettent sur les nouvelles extensions de domaine dédiées à un service précis telles que le .fm , le .tv, le .tel alors que souvent le .com ou le .fr idéal est disponibles.

Etudiant.fr est à vendre pour 102 600 euros, qui va pouvoir l’acheter ?

Une réglementation internationnal qui dirait qu’un site ne peux pas être cybersquatté ou mis aux enchère plus de 3 mois par exemple devrait régler en grande partie le problème.



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13 réactions

  1. Malheureusement dans la réalité « made by ICANN » des noms de domaines, c’est plus compliqué que cela. Pour les gTLD ou autres extensions, des procédures existent, par exemple auprès de l’OMPI, mais elles coûtent très chers et le processus est très long. Certains ccTLD ont mis en place d’autres alternatives, comme PARL au niveau de l’AFNIC et le .fr.

  2. euh moui…

    alors, pour un net plus « libre » il faut empêcher les cyber squatteur ?

    donc pour que des entreprise puisse fonctionner plus librement, il faut supprimer la liberté de cyber squatté ?

    ce que tu propose ici me semble plutot aller contre la liberté.

    dans mon concept de liberté chacun peut faire ce qu’il faut.

    par contre, on peut oeuvrer pour un net plus ethique, ou le cybersquatting n’aurait pas lieu.

  3. Ah mon avis empécher le cyber squatting (lorsqu’il existe vraiment) est une utopie.

    aux enchère plus de 3 mois???

    Dans ce cas, les sites mettront du contenus, une belle page avec quelques photos et quelques liens et un maximum de pub!

    Le cybersquatting d’ailleurs n’est pas généralisé, certains domaines ne sont pas utilisés par leurs propriétaire mais le seront un jour dés que le projet du site sera terminé par exemple.

    Pour les sites en vente, il faut voir ce que l’on peut faire, mais on ne peut pas obliger les gens à vendre sous 3 mois au prétexte qu’il n’utilise pas un domaine.

  4. Salut!
    En fait, en Belgique, c’est depuis 2003 (voir avant!) que l’on s’y intéresse!
    http://www.awt.be/web/sec/index.aspx?page=sec,fr,fic,030,004
    Concrètement, la cybersquatting est interdit, mais pour pouvoir s’en plaindre, il faut avoir soi-même un intérêt sur le nom de domaine. (en gros!)
    Des procédures similaires existent, bien sûr, au niveau international, notamment auprès de l’ICANN.
    Regarde cette fiche:
    http://www.awt.be/web/sec/index.aspx?page=sec,fr,fic,030,003
    Enfin, une ADR existe en Belgique, pour les sites gérés par DNS.be : http://www.dns.be/fr/home.php?n=45.002
    Bref, les moyens ne manquent pas ! Je pense que ton article mériterait toutes ces précisions :)

    Aplus!

  5. Hebdo, c’est un exemple, pas une solution que je propose

    Luc, par défaut, la liberté d’internet permet le cybersquatting, moi je pense que si les politiciens veulent s’amuser à sortir des lois à la con sur internet comme celles d’Hadopi, autant faire des lois qui donnent plus de liberté aux internautes comme celle de choisir librement son nom de domaine.

  6. @christophe : oué, mais légiféré est toujours la réponses quand on sait plus quoi faire d’autre…
    qq chose va pas, bon on fait un loi.

    à trop légiférer en tout sens, au final il n’y aura plus de bien ou de mal mais uniquement de légal et de l’illégal.

    note que ce débat dépasse largement internet, et que je n’essaye pas non plus de prendre la défense des cyber squatteur ;)

  7. Heu Luc: non, normalement ce n’est pas comme ça que ça marche! On légifère parce qu’il faut bien des lois communes dans une société – ce qui ne devrait pas exclure le sens de l’éthique de chacun ni le diminuer. Hadopi est le parfait contre exemple (avec d’autres, tendance actuelle de la « rustine » législative).
    Sinon, merci Christophe, je rattrape mes retards de lecture sur tes derniers billets.

  8. Quand on oublie de payer son loyer quelques jours, il n’y a pas un nouveau locataire qui vient s’installer.

    On reçoit tout simplement une relance. Pourquoi ne pas faire la même chose que pour n’importe quelle facture? Un ou 2 avertissements par courrier avant que le domaine soit libéré. Ça peut être rendu obligatoire.

    Et bien sûr, interdire aux registrars d’acheter des noms de domaines. Mais ça il y a longtemps que ça devrait être fait. :-/

  9. « On reçoit tout simplement une relance. Pourquoi ne pas faire la même chose que pour n’importe quelle facture? Un ou 2 avertissements par courrier avant que le domaine soit libéré »
    > C’est déjà le cas, mais par mail :-) Chez OVH par exemple : rappel à 60 jours, 30, 15, 7, 3. De plus, le nom de domaine reste bloqué encore quelques jours donc, même en cas d’oubli, tu peux récupérer ton ndd.

  10. Je suis bien entendu en total accord avec ton article (et merci pour le lien ;) )

    Contrairement à ce que certains pensent ici, il me semble évidant que la liberté, net ou pas, passe par des règles morales définies.

    L’impossibilité légale de frapper entraine une liberté accrue à ce promener dans la rue. C’est la même chose sur le web. Les cybersquatteurs sont connus et reconnus, leur marché est malsain et n’amène rien de plus, si ce n’est une plus value financière absurde et abusive.

    Il me semble logique d’apporter une totale justification à l’augmentation d’un prix d’un produit. La surfacturation peut être sanctionné en France. Pourquoi ne pas élever ce débat dans les hautes sphère de NDD ?

  11. Si l’on applique la proposition de l’article à l’immobilier, ça donne ça:

    Si au bout de 3 mois, le bien que vous avez acheté n’est pas occupé, vous êtes tenu de le revendre au prix d’achat.

    Mmmmh… vive la liberté !

  12. @Effisk, On ne peux pas tout comparer et une loi sur l’immobilier assez similaire existe en Belgique.

  13. [...] parle beaucoup de cyberquatting et de typosquatting ces derniers temps, notammment avec l’affaire Jonathan Ive. Qu’en est-il du [...]

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