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Chute de l’économie mondiale, le web en premier plan ?

Publié le 12 octobre 2008 par Christophe Lefevre

Editorial

A chacun son métier. Je ne suis pas économiste et je ne publie que mes impressions mais personnellement, je suis de plus en plus septique quant à l’avenir du web , plus précisément l’avenir des startup ( comme Seesmic de Loic Lemeur qui licencie ) mais ça ne s’ arrête pas là.

Actuellement, Internet est un média assez particulier où beaucoup d’argent est investis mais souvent , peu est récupéré.

Je prends l’exemple d’une jeune startup qui désirerait lancer un produit tel qu’un friendfeed amélioré avec quelques nouvelles idées qui apporterait un verritable plus.

Pour démarrer il faut un produit concret et un investissement propre, ensuite faire appel à des investisseurs qui vous prêterons l’argent pour faire appel à une équipe de développement , investir dans de la publicité, payer toute l’équipe, l’hébergement, soit tout payer en échange d’une garantie de recevoir un retour lorsque votre produit sera viable.

Mais voilà. Tout d’abors, les entreprises ont de plus en plus peur d’investir à risque et un site internet est vraiment un produit à risque.  Comment garantir la futur viabilité à une époque ou le business modèles sont de plus en plus floue. Espérer faire tourner sa société avec quelques annonces adsense n’est que peu crédible et les autres agences, plus rentables, vous mettant en relation avec des annonceurs, ne risquent-t-elles pas de fermer ou de se faire racheter ?  On ne peu pas espérer offrir un viabilité à un projet avec de la publicité à 2cents le clic !

En parlant de la publicité sur le web, je pense que les entreprises vont freiner l’intérêt croissant et donc l’investissement envers ce média . On parle toujours que le web, c’est l’avenir mais pour l’instant, les sociétés sont plutôt tourné vers le présent et c’est normal, après tout.

Les petites entreprises de création de sites devraient aussi être touchées.

La présence sur le web, que ce soit sous forme de publicité, de site ou de blog est souvent considéré comme le dernier luxe pour une entreprise.
La chute de l’économie demande souvent de faire quelques sacrifices.  Mais bon après la pluie, le beau temps et internet aura droit aussi à son age d’or.



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13 réactions

  1. Ne sommes nous pas dans l’âge d’or justement ? Je trouve que moins d’investissement financier et toujours plus d’investissement intellectuel permet au contraire peut être d’assainir le web. Les éditeurs de sites seront plus accès sur la rentabilité rapide et pas dans 10 ans. Perso je trouve cela bien. En revanche pour les entreprises de création de sites, les pme/pmi vont-elles investirent plus dans le web pendant la crise… peut être, à voir …

  2. Mickael Kael

    je passe les nombreuses fautes du sujet pour en venir au fait.

    le problème des start-ups (et des produits 2.0) dont il est question c’est qu’il faut un produit capable de séduire les early adopters, ces derniers le recommandant à leur réseau de contacts et ainsi de suite… Les marketeurs et communicants le savent bien.

    le projet de LLM partait peut-être d’une bonne idée mais la prolifération des trolls et des kikoolol aurait du lui permettre d’ajuster son modèle. Il ne semble pas l’avoir fait, il prend le bouillon, tanpis pour lui, ça fait pas de mal.

    une start-up doit effectivement arrêter de penser à la pub comme unique source de rentabilité. le dernier exemple en date c’est la fermeture du site inpact virtuel qui a mis la clé sous la porte (5 emplois).

    la cause est le blocage des pubs (AdBlock) par une cible de geeks bien particulière et le déclassement d’un site sur google (le site prixdunet je crois, qui rapportait bcp à l’éditeur).

    le problème du web, c’est aussi un contrôle par une entité nommée Google.

    Avec 91 % de PDM en France, comment voulez vous qu’une start-up se développe correctement sans dépenser des millions en com ? Impossible pour les petites car Google a la main et fait la pluie et le beau temps.

    Si les internautes étaient plus sensibilisés aux moteurs alternatifs (Live, Yahoo, Exalead, Ask…), ce serait intéressant. Il y a la un vrai marché de niche qui sera amené à se développer.

    la présence d’une entreprise lambda sur le web n’est pas à remettre en cause mais tant mieux si un paquet de petits créateurs de sites de campagne disparaissent, ça va épurer le marché et c’est très bien. Les meilleurs resteront.

    les causes et les conséquences de la crise actuelle sont multiples mais l’on voit déjà des points de convergence.

    l’age d’or du web est la, le marché est en évolution comme en 2000-2001.

    il faudra sans doute 1 ou 2 ans pour que ca se stabilise.

    bon courage!

  3. Mickael Kael

    *une start-up doit effectivement arrêter de penser à la pub comme unique source de rentabilité… ET diversifier: pub (50 % maxi), services premium (20 à 40%) et deals/partenariats/loc de techno (20 à 10%).

    il manquait cette précision.

  4. Il n’y aura peut-être plus de place pour les « friendfeed amélioré », et c’est une bonne chose. Il faut se renouveler. On ne peut pas espérer qu’une application Web devienne super populaire si elle ne donne pas de raison VRAIMENT valable (genre 2 fois mieux, plus rapide, etc) aux utilisateurs de friendfeed pour changer d’application. Il est vraiment naïf de penser que des startups peuvent avoir du succès à long terme avec ce genre d’idées. Avec un peu de réalisme et d’inventivité, il n’y a aucun doute que certains pourront quand même tirer leur épingle du jeu, crise économique ou pas. Je suis aussi contre l’idée de chercher de l’investissement externe pour lancer une application Web. Si une application est vraiment utile, elle va se propager d’elle-même.

    Et ça ne prends pas nécessairement une grosse équipe de développeurs pour concrétiser une idée. Ça dépends, mais en général, les idées les plus simples sont les meilleures.

  5. Badoux C

    Je ne suis pas d’accord avec le fait de crier à la fin du web. Le www est une énorme vitrine qui offre un atout majeur à la visibilité des petites sociétés.

    En revanche, nous sommes d’accord sur le fait de baser un service, uniquement sur la pub, n’est qu’un gros et vulgaire rêve. Le net n’est pas encore assé mature pour penser vivre de la pub, et ce malgré, les chiffres qui sont plutôt prometteurs.

    En revanche quand tu dis que les petites entreprises vont en subir les conséquences, la je ne suis pas sur que ce soit juste. En fait, je ne comprend pas la liaison entre la crise économique qui touche les société qui traite à l’international et les web-agency qui travail en grande partie en regional ?

    Quoi qu’il en soit, je l’ai toujours dis, un service basé sur la pub, n’est qu’un gros rêve d’idiot et de doux rêveurs. On m’a critiqué, d’avoir passé mon service sur un BM payant, mais au moins je suis réaliste et j’ai peut-être à quelque part enticipé la crise. Mais je suis bien content de ne pas avoir écouté tout les marketeurs qui mon conseillés de rester sur un modèle gratuit.

    Au diable les concept des marketeurs et vive la logique et le réalisme.

  6. le titre est une question, et l’article n’est pas une réponse en soi

    Il y a des réactions très intéressantes et j’en attendais pas moins de mes lecteurs ;)

    @C Badoux: je pense que les petites agences seront touchées mais uniquement par ce que leurs plus gros clients seront en difficultés .Ceux ci sont les mêmes qui ont perdu de l’argent avec la chute de la bourse.

  7. Oui je pense aussi que la rentabilité d’un projet avec les revenues publicitaire est une abération en soi de nos jours car pour réliser un bénèfice digne de ce nom, il faut atteindre un nombre d’utilisateurs astronomique ce qui engendre tout autant de couts de production.

    @Cristophe
    « La présence sur le web, que ce soit sous forme de publicité, de site ou de blog est souvent considéré comme le dernier luxe pour une entreprise. »

    Et c’est bien faux et dommage pour ses entreprises…

    Enfin le BM du gratuit comme je le dis est selon moi (dans le cadre d’un projet web) effectivement une utopie mais on a tous connus des exeptions qui confirme cette règle…

    Nico

  8. Je pense que sur le web comme IRL il y aura toujours de la place pour les entrepreneurs avec une VRAIE bonne idée. Ils lèveront des fonds et pourront aller au bout de leur projet. Le vrai problème du web est sujet le manque d’idée. Une bonne idée et 1000 copieurs qui vivent sur la bête. cette crise sera à mon avis salvatrice et permettra de faire un peu de ménage dans tout ça.

  9. Badoux C

    Crise OUI, mais fin des investissements NON. Pourquoi tout le monde se focalise sur les business angles, ce sont des investisseurs qui recherche un retour sur investissement rapide et relativement élevé. Hors, il existe bien d’autre investissement, tel que le sponsoring, qui peux parfois s’élever à plusieurs centaines de millier d’euro, si on sait bien s’y prendre.
    Le sponsoring est une alternatif très intéressante si on analyse bien la chose. En suisse, le sponsoring est déductible des impôts pour les entreprises, ce qui pourrait être un aspect non négligeable en vue de la conjoncture future du pays. Qui plus est, les investisseurs n’attendent souvent presque rien de leur investissement, sauf peut-être améliorer leur image de marque ou alors simplement cherche un moyen de limiter leur déclaration d’impot de la fin d’année, afin d’amortir les pertes encourue suite à la crise actuelle de l’économie.

    En suisse, nous ne souffrons pas encore de la crise, mais cela ne saurait tarder, si les bourses continuent leurs décentes aux enfers.
    C’est pourquoi, je me suis penché sur la question. ;)

    Actuellement, je suis entrain de lancer un labo de recherche et développement de solutions ASP. J’ai évidemment songé à lever de l’argent pour soutenir mes projets, toutefois, il ne faut pas se leurrer, avec la crise actuelle, même si je me place sur un marché ou il y a une forte demande et peu d’offre, je vais avoir un mal fou à trouver des BA qui voudrons investirent dans le Net, surtout lorsque l’on voit des licenciements à la chaine dans plusieurs start-up américaines et probablement bientôt européen.

    Voila pourquoi, je souligne l’idée de passer par le sponsring pour faire naître des projets et non plus par la prospection de Business angles.

  10. Mon opinion est tout autre.

    Le web va rentrer dans une nouvelle ère grâce à cette crise, l’ère de la rationalisation. Finit les levées de fonds sur des bases de ROI inexistantes ou sur d’hypothétiques rachats (in)espérés.

    Les entreprises qui vont survivres seront soient celles qui sont agiles (petites et raisonnables) soit celles qui ont un vrai business model.

    La publicité ne va pas desertée le web, au contraire, les budgets vont encore augmenté car les annonceurs en temps de crise recherchent le ROI, et c’est sur Internet que le ROI est le mieux mesurable.

    Bref que du bohneur, dans 2 ans on dira MERCI la crise.

    Mon opinion développée ici : http://www.mkg.me/non-a-la-crise-de-le-pub-oui-a-loptimisme

  11. Le web suit, comme toute économie, des cycles.

    Ici, nous sommes dans le cas de figure d’un cycle Juglar…

  12. On observe pourtant quand même de nouvelles start-ups qui se lancent! Preuve en est: delit-d-initie.com

  13. [...] des prochains mois? Pour plus de détails à ce sujet voir les billets suivant: Michelle Blanc , Techtrends, Grégory Pouy, Didier Durrand. Pour terminer une petite vidéo trouver sur le blog de Kinoa [...]

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