À une époque où les EeePC rencontraient un vrai succès, je ne pouvais que saluer les initiatives de Tariq Krim, avec Jolicloud et Google avec Chrome OS.

Des micro-OS qui sont vraiment adaptés aux PC ultraportables, équipés de peu de ram, peu d’espace de stockage et un petit écran, à une époque où l’on commence à compter en Téraoctet.
Ces OS, en stockant vos données directement en ligne, facilitent la synchronisation avec votre ordinateur de bureau. Votre EeePC n’est finalement qu’une machine satélite de votre ordinateur principal.
Malheureusement, pour ces jeunes web-OS, le marché a changé en 2 ans. Aujourd’hui, la place qu’avait commencé à prendre les ultraportables a été reprise par les tablettes, tirées vers l’avant par l’iPad. Clairement!
Les ultraportables ne sont guerre esthétique pour produire du contenu multimédia : présentation,montage vidéo, ou même le traitement de texte, le surf, lui-même peut être à l’étroit sur un écran de taille réduite.
Alors, quel avantage ceux-ci peuvent-ils avoir sur une tablette?
En toute sincérité, je ne vois pas. Aussi bien l’iPad que les tablettes sous Android sont capables de réaliser des tâches multimédias, du surf confortable, des jeux, des traitements de texte, tout en offrant une bonne autonomie et en permettant la synchronisation en Cloud Computing.
La tablette est clairement l’évolution de l’EeePC, et espérer lancer un OS léger tel que ChromeOS, avec des applications payantes, aujourd’hui, me semble être une véritable erreur commerciale.
Mais l’enjeu ne se trouve peut être pas là !
Aujourd’hui Google a réussi le pari de devenir premier sur le marché des OS Mobile avec Android. Il n’a pas besoin de ChromeOS en tant que tel, alors qu’une version d’Android, hyper adapté aux tablettes devraient bientôt voir le jour.
L’intérêt de Chrome OS, est de pousser en avant la plateforme Chrome Web Store basé sur les technologie du web et l’HTML5.
Si l’audience de Google Chrome, le navigateur internet, continue à grimper, Google pourrait être propriétaire du premier successeur de la publicité en ligne.
Imaginez! Aujourd’hui, la presse s’est ruée sur l’Appstore pour essayer d’obtenir un peu d’argent en vendant son contenu plutôt qu’en le finançant avec de la publicité complètement dévalorisée, le seul modèle économique viable.
Et si Google arrive à convaincre les éditeurs de rendre leur contenu en ligne payant à travers la plateforme Chrome Web Store via Google Checkout, qui devrait être compatible à la fois sur PC, Mac, Linux et Android?
Imaginez également que les web-développeur pourraient maintenant vendre leurs jeux en flash ou en HTML5 ?
Oui, Google veut simplement faire payer le web de la même façon que vous payez les applications mobiles. Surprenant? Pas vraiment, après tout, Google a atteint ses limites avec Google Adsense, il lui faut maintenant trouver de nouvelles formes de revenus.
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Rédigé par Christophe Lefevre