Il est bien loin, le temps où vous deviez consulter l’énorme bottin en papier jaune en blanc pour trouver une personne que vous désirez contacter, ou l’époque où vous cherchiez dans le journal, les appartements à louer. Aujourd’hui, internet vous rend un nombre insensé de services directement sur votre bureau ou votre mobile.

industriemusical Ces industries absorbées par le web

Si le web permit à de nombreux marchés de s’étendre et d’arriver jusqu’à votre salon, de nombreux business et industries l’ont payé assez chez, voici un tour d’horizon :

  • Les agences de voyages
    Pourriez-vous encore réserver vos vacances dans une agence avec toutes les complications que ça peut amener, alors que vous pouvez réserver très facilement votre billet en quelques minutes ?
  • Les music-stores
    Elles sont devenues de plus en plus rares, ces petites boutiques dans lesquelles nous avons passé tellement de temps pour rechercher le dernier album d’NTM ou le best of de Guns N’ Roses. Aujourd’hui, vous pouvez choisir, découvrir, préécouter les albums grâce aux plateformes de téléchargement légales tel qu’iTunes, et en payant le morceau bien moins cher que sur un support physique.
  • Les maisons de disque
    Si la musique se vend de plus en plus sur le web, est-il encore nécessaire, pour un artiste, de passer par un label d’enregistrement qui prend une bonne part des bénéfices?

    Eh bien non, de plus en plus d’artistes passent le pas et font leur propre promotion via Facebook, MySpace et iTunes. Ils ne diffusent plus de CD, ils ne font plus de promo.

    Les maisons de disque ont toujours refusé de s’adapter à l’arrivée d’internet, préférant se battre contre le progrès, mais aujourd’hui, c’est une industrie menacée de disparition.

  • Les boutiques de logiciels
    Est-il encore nécessaire de passer dans un magasin et payer le prix fort alors que vous pourriez acheter un logiciel directement sur le site du fabricant? Aujourd’hui, c’est l’explosion des Appstore qui permettent enfin d’acheter des logiciels à des prix accessibles. La vente de logiciel en ligne profite de la même révolution que celle de la musique.
  • Les vidéothèques
    Pourriez-vous encore vous rendre dans une vidéothèque à 3heures du matin, en risquant de revenir avec 3 navets, car les meilleurs films sont déjà loués. Prendriez-vous encore le risque de devoir payer une amende parce que vous n’avez pas trouvé le temps de déposer le DVD à temps? Aujourd’hui les alternatives sont nombreuses. La VOD ou iTunes. Aux États-Unis, Netflix s’est imposé sur ce marché.
  • La presse
    Si vous cherchez les dernières informations, ce n’est plus dans le journal papier qu’il faut chercher, Internet à toutes les informations qui vous intéressent en temps réel. Mais ça va encore plus loin, grâce aux réseaux sociaux Facebook et Twitter, vous êtes informés des évènements les plus importants sans le moindre effort de votre part. Aujourd’hui, la presse cherche à continuer à survivre en migrant sur le web, mais en gardant son modèle économique. C’est ainsi que les grands quotidiens ont investi sur l’iPad, par exemple, mais en toute sincérité, je ne pense pas que la presse survive vraiment, elle va devoir largement s’adapter, même si beaucoup d’entre nous apprécient encore de lire le journal sur du papier
  • Les maisons d’édition
    Ça a commencé avec la musique, continué avec les logiciels, et aujourd’hui, c’est les livres qui viennent à se déformater. Je vous l’accorde, lire un bouquin sur une tablette, ce n’est pas comparable, mais tout comme les musiciens, les écrivains commencent à chercher à diffuser eux même leur écris sur supports numériques ce qui en plus d’être économique est un vrai geste écologique.

Aujourd’hui, beaucoup d’industries sont en danger parce qu’elles n’ont pas voulu s’adapter à l’ère du numérique. Je vois ça tous les jours, ceux qui ont peur du web et qui disent «on ne partage pas » mais ce n’est pas un choix ! C’est une obligation.

Je pense comme certains que les industries et les médias qui ont jusqu’ici survécu doivent commencer à s’adapter et évoluer vers plus d’interactivité, vers un service au moins aussi efficace que ce qu’internet pourrait proposer. Mais souvent, ils préfèrent se voiler la face.

La télévision est d’ailleurs un bon exemple, d’accord, la TV est moins en danger, car ce n’est pas l’utilisateur qui paye le service, mais la publicité. Par contre, lorsque tous les postes de télévision seront équipés d’un système fourni par Google ou Apple qui permettra de créer son programme TV sur base de son profil d’utilisateur, à quoi servira encore TF1 ou Canal plus ? Pensez aux soirées zapping que vous avez passé par ce qu’une fois de plus, il n’y avait rien à la TV.

Oui, internet absorbe les industries, c’est une réalité, mieux vaut l’accepter que d’essayer à tout prix de sauver son modèle économique complètement dépassé.

Inspiré d’un billet de lockergnome



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Rédigé par

Christophe Lefevre, spécialiste du SEO et des réseaux sociaux pour les nouveaux médias.

Sur Techtrends, je partage le fruit de ma veille numérique et mes réflexions autour des tendances du web, des médias et nouvelles technologies.

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