Apple et Google : un face à face dans le monde des jeux vidéo?

Depuis quelques jours, on entend plusieurs rumeurs sur le développement d’une console de jeu made in Google. Bien sûr, il faut faire attention aux rumeurs, mais de la part de Google, ça n’aurait rien de très étonnant.

Google s’est déjà rapproché de Onlive en 2012, une société qui s’est spécialisée dans le jeu vidéo en Cloud, une technologie qui s’associe assez bien avec les ambitions de Google. Imaginez, si les jeux les plus gourmands tournent dans les nuages, c’est tout bénéfice pour Chrome OS, mais également pour les Google TV. Pour autant, je ne pense pas que c’est cette solution qui intéresse aujourd’hui Google, non, c’est probablement plus le développement d’Android et du Google Play qui intéresse le géant.

Malheureusement, dans le secteur du jeu vidéo sur Android, d’autres se sont déjà cassés les dents. Je pense à Sony ou plus récemment à Ouya. Il faut rester humble et bien avouer que la ludothèque Android n’a rien d’exeptionnelle et les meilleurs titres ne sont que des remakes.

Avantage à Apple

Alors qu’Apple n’a jamais joué la carte de gamin sur sa plateforme iOS, il semble bien que l’on soit proche de la sortie d’une console pommée. En effet, le support de manette de jeu intégré à iOS 7 permettrait la préparation du terrain et d’ainsi sortir une console disposant d’un très grand nombre de jeux compatibles à sa sortie.

Bien sûr, on parle une fois de plus de rumeurs, mais ça reste très cohérent, car nous savons qu’Apple a un modèle très fermé. Il serait assez étonnant que celui-ci propose le support assez strict d’une manette de jeux sans pour autant la concevoir lui même.

Bien que l’on puisse être surpris de l’intérêt d’Apple pour le marché du jeu vidéo, ce ne serait pas le premier essai du géant qui s’était littéralement planté avec la Pippin, pour ceux qui se souviennent.

Cette fois, c’est diffèrent, la ludothèque d’iOS est déjà bien fournie et même si elle est loin d’offrir la diversité de ce que proposent Sony, Nintendo et Microsoft, elle propose tout de même pas mal de titres intéressants.

Reste à savoir ce qu’Apple va vraiment annoncer à terme: un iPod touch converti en console, un support jeu vidéo pour l’Apple TV? On reste dans le vague absolu, il faut bien l’avouer.

Pas au niveau des nouvelles consoles de Sony et Microsoft, et alors?

On pourrait se demander si Apple et Google ne feraient pas une erreur en vendant des consoles beaucoup moins puissantes que la PS4 et la XBox One, mais est-ce vraiment le marché le plus intéressant? Pas certain.

Aujourd’hui, Microsoft et Sony ont allez trop loin en jouant à celui qui à la plus grosse … puce. En effet, pour les studios de développement, c’est une réelle pression de développer des jeux encore plus impressionnants que sur la génération précédente. Et oui, si votre jeu PS4 ressemble à un jeu PS3, il risque d’être fortement critiqué, pourtant, le coût de développement est bien là et pour qu’un jeu soit rentable tout en restant impressionnant, il faut miser sur des licences à succès et ne prendre aucun risque. Raisons pour lesquelles on a l’impression de jouer sans cesse aux mêmes jeux depuis quelques années (Call of Duty, Fifa, Assassin Creed, …), là où Nintendo a toujours misé sur l’originalité, en dehors de ses propres licences, évidemment. C’est la console portable de Nintendo souvent en retard de 3 générations sur les consoles de salon qui récupère généralement la ludothèque la plus sympa.

Mais le modèle économique d’iTunes et Google Play s’attaque directement à celui de Nintendo en proposant des jeux équivalents techniquement et parfois meilleurs que ce que propose les consoles de Nintendo car l’iPhone et l’iPod tout comme les smartphones Android sont capables de belle prouesses techniques, alors que ces jeux sont beaucoup moins chers à l’achat puisque sortis de la chaîne classique de vente du jeu vidéo. Un jeu vendu à 15 euros sur l’Apple Store rapporterait autant au studio de développement qu’un jeu vendu à 60euros en magasin et pour le consommateur, c’est également tout bénéfice.

Entre 2 gros titres, les studios peuvent développer des jeux moins ambitieux mais offrant des revenus ponctuels.

Les consoles de Google et Apple pourraient également être moins chères que celles du marché du jeu tout en proposant des services complémentaires (vidéo à la demande, streaming, …). Acheter une console pour le jeu occasionnel sans devoir débourser 400 euros pour la console et 60 euros pour un jeu, c’est déjà un cadeau, si elle permet en plus de regarder des films à la demande, c’est encore mieux.

Pour ces raisons, le marché du jeu vidéo casual pourrait rapidement rattraper le marché du jeu pour gamers sans entrer dans une concurrence directe, mais plutôt en complémentarité. À première vue, c’est Nintendo qui risque d’être le plus fortement touché par cette nouvelle concurrence, mais Microsoft qui voit en sa Xbox One plus une véritable station multimédia risque de se faire battre sur le terrain d’une Google TV de plus en plus joueuse.

Finalement, je trouve intéressant de pouvoir segmenter ce marcher pour toucher plus de monde avec de nouveaux produits mêmes si on le sait, tout ceci ne sera pas une révolution.

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Rédigé par
Chris Lefevre
Publié le
3 juillet 2013

22:20

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