10 tendances Web et High-Tech pour 2015


Comme chaque année, je publie ma sélection de tendances qui compteront pour l’année qui débute. Beaucoup sont déjà annoncées depuis un ou deux ans, car il faut effectivement plusieurs années pour qu’une tendance se confirme. Ainsi, les imprimantes 3D et les objets connectés ont beaucoup fait parler en 2014, mais c’est seulement en 2015, voire 2016, que ces technologies rentreront dans nos quotidiens à tous.

1) La montre connectée au-devant de la mode.

Le premier intérêt de la montre connectée, c’est probablement sa faculté à simplifier le paiement électronique : acheter les croissants avec un doigt sur sa montre, ce sera probablement un jour une réalité, mais pas en 2015. La montre connectée peut également vous permettre d’interagir avec votre environnement, car une montre, ça se garde toujours au poignet. Les technologies existent, mais elles doivent encore se répandre.

En attendant la killer-application de la montre connectée, Apple va peut-être réaliser une vraie révolution en associant le secteur de mode à la création de ses montres. En effet, l’utilité d’une smartwatch n’est pas aussi claire que celle d’un ordinateur ou d’un smartphone et Apple l’a bien compris. L’Apple Watch sera peut-être le début d’une tendance qui pourrait se montrer intéressante : la mode connectée. Je vois d’ici les accords qui peuvent en découler, je vois également l’arrivée de montres connectées dans les défilés de mode.

De façon générale, l’industrie high-tech et la mode vont de plus en plus souvent se rencontrer.

2) Des objets connectés utiles

Les objets connectés utiles seront probablement ceux qui feront la meilleure percée en 2015. Par utile, je ne pense pas aux ampoules connectées et autres brosses à dents gadgets, mais au thermostat NEST, à la vidéosurveillance et module de sécurités. Le succès des objets connectés dépendra fortement de la façon dont Apple, Google ou Samsung les intégreront dans leurs écosystèmes. En France, la poste va lancer son hub, un service qui rassemblera tous les objets connectés dans une même interface.

3) Votre première imprimante 3D

Si vous habitez dans une grande ville, vous avez probablement déjà vu ces nouveaux centres d’impression en 3D. Je pense que dans la prochaine décennie, ce sera le genre de business qui va bien se reprendre, mais pourquoi ne pas vous offrir votre propre imprimante 3D? Les prix baissent et ce sera plus probablement un grand succès de Noël 2015. Reste la question : une imprimante pour quoi faire? Je vous laisse un an pour le découvrir.

4) La Télévision sous Android en 4k, 5k et incurvée.

Comme tous les ans, le CES regorge de télévision. Cette année, on ne parle plus de 3D (ouf), mais QuadHDTV (3840X2160) et 4K (4096X2160) à écrans incurvés. Les cinéphiles vont peut-être craquer sur un écran extra large. Ils vont être de plus en plus accessibles.

Attention tout de même, il n’y a pas grand intérêt à investir dans un écran extra large avec une très haute résolution si vous regardez des films en streaming, téléchargez sur le Net ou jouez à la console de jeu. Pour la grande majorité des utilisateurs, la 4K n’a aucun intérêt pour le moment. C’est diffèrent avec les ordinateurs qui y gagnent un réel confort.

Android semble s’imposer lentement mais sûrement dans les téléviseurs. Plus mûre que la Google TV et sans grand surcoup de fabrication, l’Android TV est capable de rendre la télévision vraiment interactive.

Concernant les écrans, il semblen que la 4k s’imposera aussi sur les ordinateurs.

5) L’ordinateur portable sera de plus en plus nomade

Les fabricants d’ordinateurs ont le MacBook air et le MacBook pro retina en ligne de mire depuis de nombreuses années. L’idéal pour l’utilisateur nomade serait une machine aussi portable qu’un MacBook air équipé d’un écran retina et d’un processeur assez rapide pour toutes les tâches courantes, voir pour jouer.

Avec la gamme de SoC (Système sur une puce) Intel Broadwell qui est gravée plus fine et consomme moins d’énergie que la génération actuelle, c’est presque une réalité. Je n’ai pas encore pu tester les bêtes, mais je pense que ces machines ultras portables tiennent la route pour la majorité des utilisateurs.

Cette année, Apple devait présenter sa nouvelle génération de MacBook Air, mais aussi, on n’en parle moins, un nouveau MacBook Pro Retina plus fin pour la rentrée. Skylake, la génération suivante de processeur d’Intel devrait apporter de meilleures performances sur les ordinateurs de bureau.

On devrait donc progressivement voir de nouvelles choses sur un marché qui bien du mal à évoluer.

Reste que certains analystes pensent qu’Apple devrait migrer ses ordinateurs OSX sur processeurs ARM. Je reste dubitatif. Ce n’est pas impossible, car ça permettait à Apple de ne plus être dépendant d’Intel, mais il reste compliqué de faire passer le secteur professionnel sur une nouvelle plateforme incompatible avec tous ses logiciels existants alors que c’est justement le passage x86 qui a permis à Apple de disposer de nombreux logiciels bureautiques provenants du monde PC. Microsoft s’y est déjà essayé avec Windows RT et s’est littéralement cassé les dents.

6) Vous allez détester les drones

Je considère le drone comme soit un jouet, soit un outil professionnel très ciblé. J’ai donc assez de mal à imaginer ce produit se vendre comme des petits pains, mais ceux-ci sont disponible sous tous les prix et format, donc, pourquoi pas. Le drone de votre voisin qui passe devant la fenêtre pourrait vous rendre fou. Oui, les drones font parler et pourraient demander la modification de certaines lois. Un drone peut faciliter le cambriolage d’une grande propriété ou la photo-paparazzi.

Le drone sera également de plus en plus spécialisé. Un drone de surveillance, un autre pour prendre des selfies ou pour promener le chien comme dans les films de science-fiction.

7) Des systèmes intelligents qui pensent pour vous et s’adaptent à vos besoins en temps réels.

Prédire vos besoins, c’est ce que nous attendons des robots, assistants Google Now ou Siri. L’avenir nous promet beaucoup de belles choses de ce côté-là. En prenant en compte l’heure, le jour de la semaine ou votre agenda, la géolocalisation, la température extérieure, vos habitudes, et en analysant vos messages, une application ou un système embarqué pourrait préparer vos actions et vous assister dans vos tâches. Le GPS qui prépare le chemin du retour, c’est assez simple, mais que pensez-vous d’une montre qui vous propose toute seule un resto sympa à proximité parce qu’il est 12h et que vous êtes en extérieur ? Et si elle préparait un SMS d’excuse parce qu’elle a compris que vous travaillerez tard ou que vous êtes en retard, coincé dans les bouchons? Et si votre lecteur musical vous proposait une musique en s’adaptant à votre activité?

L’intelligence des objets connectés devrait rendre ceux-ci de plus en plus indispensables

8) Exit le Flat design, bienvenue au Material design dans les apps.

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais Google a adapté ses différentes applications pour qu’elles correspondent toutes à la même charte graphique nommée par Google, Material Design. Ce nouveau langage visuel prend en compte les dernières innovations en terme de design d’application web et mobiles. Prenant en compte le matériel, ce design s’appuie sur les différentes possibilités d’interactions entre l’utilisateur et l’application : le micro, l’interface tactile, la gestion du clavier qui réduit l’écran, la souris alors que les couleurs, les positions des éléments, les mouvements, les transitions et l’affichage du contenu sous forme de cartes permettent à l’utilisateur d’avoir une meilleure expérience plus fluide et efficace.

Google désire rendre le design des applications iOS et Android uniformes. En effet, il est de plus en plus inutile de structurer différemment les apps selon le support. L’expérience utilisateur devrait être identique, quel que soit le smartphone.

Après un tel coup de maître de la part de Google, je ne serais pas étonné que ce matériel design se répande dans les apps et inspire le web.

9) Card design, web-fonts et photos HDPI sur le web.

Avec l’arrivée massive du Retina et des technologies d’affichages HDPI, on va avancer de plus en plus vers un web plus vectoriel. C’est un besoin et une logique qui viennent du fait que 1 pixel sur votre écran n’est plus forcément équivalant à 1 pixel chez l’internaute, mais peut être à 4 ou 9 pixels. Il faut donc progressivement oublier les résolutions en pixels, qui n’ont pour but que de rester un repère virtuel (viewport). Le vectoriel ne s’est pourtant jamais imposé. De ma propre expérience, je dois bien avouer que les .svg n’est pas très simple à éditer, mais les webfonts ont en partie repris le relais en permettant de prendre des librairies d’icônes monochromes profitant des facilités de manipulation offertes par le CSS3.

Les webfonts, c’est également la possibilité d’utiliser enfin des polices d’écritures plus originales pour les titres. On ne va pas s’en plaindre.

Les photos ont souffert longtemps de la mauvaise réputation d’alourdir les pages web. Si c’est toujours le cas, les limites ont en changées. Facebook réclame des photos de plus en plus grandes pour son OpenGraph, mais une photo de belle qualité, c’est aussi un élément important pour chaque page dont le design général s’allège de plus en plus. Des photos en très hautes définitions en pleines pages participent à l’effet « Wow » surtout les écrans modernes.

Le Card webdesign est nouvelle façon de structurer le contenu. Sous forme de carte, les blocs sont mieux délimités et chaque élément ressort plus visible.

Cette tendance va à contre-courant des habitudes que l’on avait prises ces dernières années. On considérait qu’il fallait afficher le plus de contenu possible dans un écran mettant l’internaute face à un problème d’infobesité. Comment permettre à l’internaute de trouver ce qu’il cherche dans une page trop chargée en contenu?

Ce format d’affichage des données dérivé du responsive web design s’est imposé sur les réseaux sociaux et surtout sur Facebook qui a vu une façon de donner une meilleure visibilité à ses publications sponsorisées. Moins de contenu par page, mais un contenu plus valorisé.

Les cartes dépendent du support sur lequel elles sont affichées. Il est courant que sur un mobile, elles s’affichent l’une en dessous de l’autre et sur un écran d’ordinateur, elles peuvent s’empiler sur tout la longueur.

L’utilisation des cartes a habitué l’internaute à scroller de plus en plus.

Les longues pages de façon générale n’ont plus la mauvaise réputation qu’elles avaient. On aime scroller, même scroller indéfiniment. Le petit site portfolio de votre entreprise n’est plus obligé d’être découpé en plusieurs pages (accueil, contact, infos, tarifs …), vous pouvez tout rassembler sur la même page et scroller d’une page à l’autre.

10) l’économie collaborative face au capitalisme.

Ne plus payer des services simples comme le transport ou l’hébergement à des entreprises, mais a d’autres particuliers reviendraient presque à revenir à l’époque du troc, et pourtant, c’est la révolution qui est en train de se mettre en place avec Uber ou Airbnb comme symbole.

Si l’économie collaborative ou de partage permet au client de faire des économies et à d’autres particuliers de gagner un peu d’argent, elle bouscule un système qui s’appuie fortement sur les impôts. Quand vous donnez 20 euros à un chauffeur de taxi, vous savez que plus de la moitié sera remise à l’état sous forme de TVA ou impôt en tout genre. Face à l’économie de partage, l’économie normale ne pourrait pas subsister. Pas étonnant que l’Europe veuille légiférer. Cette économie sera pour moi intéressante que lorsqu’elle aidera également les petites entreprises à survivre.

En fait, l’économie collaborative devient plus intéressante lorsqu’il s’agit de crowdfunding (financement participatif). Popularisée par des services comme My Major Company ou KickStarter, elle permet à chacun de jouer un rôle dans le capitalisme en permettant un financement alternatif plus sain de l’économie. Vous avez peut-être 5 ou 20 mille euros de côtés sur un compte d’épargne avec un taux inférieur à l’inflation. Vous perdez donc de l’argent. Cet argent, utilisez-le pour cofinancer des entreprises auxquelles vous croyez. On ne parle pas de bourse ici, mais peut être du financement d’un magasin de chaussure vintage, de l’album d’un musicien ou de la création d’un site pour les amateurs de poires, comme vous, et qui ont du mal à convaincre les banques.

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la diffusion d’annonces sur ce site relève de ma responsabilité et ne représente pas les positions d'une entreprise pour laquelle je travaille

Rédigé par
Chris Lefevre
Publié le
14 janvier 2015

23:43

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